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Sibérie,
1919, le long de la voie du Transsibérien. Le révolutionnaire
Samarin fuit le bagne où il devait purger une lourde condamnation.
Son compagnon de voyage est une terreur cannibale le considérant
comme un garde-manger opportun au sein de ces froides contrées.
Dans sa cavale effrénée, Samarin croise le chemin
de Balashov, qui s’avèrera être un gourou castrat,
en route pour la petite bourgade de Jazyk. Ce village, perdu au
milieu d’une nature hostile, est pourtant le vivier de toutes
les passions aveugles : la ferveur pour une femme, le culte de la
patrie, l’adoration de Dieu, etc. C’est d’ailleurs
cette exaltation commune qui rassemble des personnalités
aussi étranges qu’opposées, telles que Mutz.
Ce chef d’une légion tchèque, attendant avec
crainte le débarquement de l’Armée rouge et
maintenant le hameau sous contrôle, est un soldat plein d’humanité,
contraint de partager le pouvoir avec la secte religieuse qui y
est implantée. Un drame survient alors et bouscule la relative
tranquillité de Jazyk : un shaman est assassiné !
L’épopée commence…
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L’ouvrage
de James Meek, correspondant du Guardian à Moscou pendant
neuf ans, a été salué par la critique
comme étant le « premier western russe »
et ses droits pour le cinéma ont été
acquis par Johnny Depp. Gageons que ce dernier transposera
avec brio toute l’ampleur, la profondeur et le rythme
de cette œuvre narrative si particulière qui,
dès les pages initiales, galope tels ces chevaux affolés
tombés d’un train, victimes sacrificielles d’un
destin plus qu’incertain.
Samia
Hammami
(mai 2007) |
Samia
Hammami, licenciée et agrégée
en langues et littératures romanes, a rédigé
un mémoire sur « La figure de la prostituée
dans l’œuvre romanesque d’André
Baillon ». Détentrice d’un Master en FLES,
elle est actuellement professeur de français langue étrangère
à l’Université de Liège. Elle est correctrice
de la revue Jibrile.

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