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Derrière
l'appellation de "récits policiers" se dissimulent
six histoires criminelles qui révèlent davantage sur
la nature humaine que n'importe quel autre roman. Et en effet, l'auteur
semble souvent moins intéressé par l'affaire elle-même
que par l'étude des moeurs et les réflexions psychologiques
que chacune des enquêtes engendre. La preuve en est que ces
récits, excepté Le roman feuilleton,
ne sont pas des "whodunnit", mais cherchent au
contraire à découvrir le pourquoi et le comment.
Les personnages sont tous le jouet d'un sort inébranlable,
des dupes du destin, quelque soit leur rôle de départ
: victimes et criminels, tous se font piéger un jour ou l'autre,
lors de retournements de situations souvent cocasses et inattendus,
comme dans La voix ou Au dessus de tout soupçon.
L'ironie prédomine dans Le visage et Le
complice, chacun des deux narrateurs craignant d'être
découvert des années après leur crime et le thème
récurrent est bien celui de l'identité, dissimulée
ou dangereuse, une voix ou un visage pouvant vous trahir.
Tout l'art de l'auteur réside dans sa façon de varier
les points de vue, d'esquisser, en quelques lignes ou mots, des
personnalités complexes et des sentiments divers (lâcheté,
terreur, rusticité, frivolité...) et le lecteur ne
peut se lasser de tels récits, tant les techniques narratives
sont variées, tant la tension est maintenue de bout en bout.
B.Longre
Lire
aussi la chronique portant sur Edogawa Ranpo,
fondateur du genre au Japon.

http://www.mauvaisgenres.com/pebmm.htm
http://www.amazon.com/exec/obidos/ISBN%3D0870118951
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