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De la super
8 au DV
Max vient de
recevoir une caméra super 8, un cadeau d'anniversaire de
son oncle. Cet objet nouvellement acquis puis maîtrisé
devient et deviendra pour Max un objet indispensable voire obsessionnel,
à la limite de l'organe greffé (à la suite
d'une fracture, il ajoutera la caméra à son plâtre
).
La vie de Max est ainsi rythmée par cet objet qui devient
un acteur à part entière : Un ami, un frère
qui l'accompagne dans toutes les situations, même extrêmes
ou tragiques.
Présenté en clôture du Festival
" cinéma nouvelle génération ",
Ma caméra et moi est une excellente conclusion à cet
événement, puisqu'il retrace l'évolution historique
de l'art cinématographique amateur, de la super 8 au caméscope
; le tournage a été réalisé via caméra
DV, ce qui procure une certaine authenticité et beaucoup
de charme à cette comédie type "tranches de vie".
Cette nouvelle technologie n'est cependant pas le seul intérêt
de cette comédie acerbe et sans concessions, où l'on
rit beaucoup, bien évidemment de la misère de l'autre,
mais la construction scénographique et les dialogues, souvent
très cocasses dans la bouche d'un excellent Zinedine Soualem
(Max, pourtant souvent absent de l'écran mais pas de nos
oreilles) enrichissent de force ce film. Ce qui prouve qu'une fois
n'est pas coutume, la technologie est ici au service de l'uvre.
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Une uvre
intimiste jouée semble-t-il avec beaucoup de plaisir,
un plaisir que les comédiens communiquent très
bien aux spectateurs.
L'on regrettera pour ce film simple (pour sa trame) mais intelligent,
une sortie nationale prévu le 10 juillet, au début
de la période estivale.
R.
Anglio
(juin 2002)
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Festival
du cinéma Nouvelle Génération
Soirée de clôture, juin 2002
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