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Le
Passage est un texte de Louis Sachar, publié
en 2000 à l’Ecole des Loisirs dans la collection Médium,
destinée aux plus grands. Ce texte est le début d’une
épopée qui traverse des générations,
entre humour et réalisme décapant. Comme le propose
le dos de couverture "Méfiez-vous...", telle sera
la devise de cette histoire, qui nous plonge dans un univers que
nous ne pourrons plus quitter.
Nous entrons
tout d’abord dans le « Camp du Lac Vert »,
où il n’y a plus de lac depuis cent ans, un centre
de rééducation pour jeunes délinquants. Stanley
Yelnats (IV), dont le nom, transmis de génération
en génération s’écrit « de
gauche à droite et de droite à gauche »
est innocent du crime dont on l’accuse, un vol de baskets,
mais il est toujours « au mauvais endroit au mauvais moment
» à cause d’un mauvais sort familial : Son arrière-arrière-grand-père
devait tenir parole auprès d’une tsigane unijambiste,
qui lui avait rendu service ; l’emmener en haut d’une
montagne et boire l’eau d’une source, sachant que s’il
ne respectait pas ce voeu, lui et tous ses descendants seraient
maudits !
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Comme
un enfant de quinze ans, il oublie ce voeu, même s’il
fait ensuite tout pour se racheter en tentant de retrouver le
fils de la tsigane, en Amérique, mais en vain.
Dans le camp, Stanley, comme ses acolytes, creuse des trous
d’un mètre cinquante de long, en plein désert,
sous une chaleur accablante ; tout en gardant la peur au ventre
de croiser scorpions, serpents et lézards à taches
jaunes, mortels.
Ils creusent sous les yeux du Directeur, qui est une femme,
de Mr Pendanski, le contrôleur d’éducation
et de Mr Monsieur, qui mâche à longueur de journée
des graines de tournesol et distribue l’eau avec une parcimonie
légendaire.
Chaque enfant se donne un surnom (Aisselle/ Zigzag/ Calamar...)
pour survivre et oublier ce qu’il était avant,
comme s’il n’allait jamais sortir d’ici. Chaque
trou creusé défie les lois de la nature. |
Dans
cet enfer, Stanley, appelé « Homme des cavernes
», se lie avec Zéro, ou Hector. Cette amitié
va marquer le début et la fin d’une épopée
transgénérationnelle, d’une légende familiale
qui dépasse la conscience des deux enfants.
La haine, l’amour et l’amitié se mélangent
dans ce récit en forme de conte moderne, au dénouement
heureux : Stanley et Hector sortiront vivants de ce camp, après
avoir vécu des aventures au péril de leur vie.
Ce texte est un beau témoignage de ce « passage »
initiatique vers l’âge adulte, les épreuves,
les rites qui forment une personnalité. Dans un rythme soutenu,
fait d’humour et de férocité, Louis Sachar a
bâti un roman épique, reflet de ce passage si ardu.
Cendrine
Genin
(mai 2003)

http://www.ecoledesloisirs.fr
http://www.readingmatters.co.uk/books/holes.htm
http://www.readin.org/authors/author_pages/Sachar/sachar.htm
http://www.alexlibris.com/bio_sachar.asp
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