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Une
belle leçon de vie
Benjamin Carpeaux
vit de ses exploits imaginaires du haut de son fauteuil, car Benjamin,
dit Binbin, souffre de déficience immunitaire : «
la dermatomyosite, une maladie qui se contient mais dont on ne guérit
pas ».
Il vit entre son père, ancien ouvrier au chômage qui
souffre, lui, d’une « atrophie de l’enthousiasme
», sa mère et sa sœur aînée
Marion qui « s’occupe toujours des autres, jamais
de moi ». Mais Benjamin est avant tout un Carpeaux, c’est
à dire un enfant de Gayant, natif de Douai, un «
vint’d’osier », sachant que les Gayant appartiennent
une famille de géants qui s’expose pour la fête
annuelle du village.
Pour Benjamin c’est une famille à part entière,
qu’il considère comme des « dieux gentils
» qui recueillent les vœux et les secrets des gens.
Et tout le problème de notre adolescent en mal de vivre est
de savoir qui portera le futur chevalier Gayant, puisque son père
a déclaré forfait, contre la tradition familiale,
et que lui ne peut qu’en rêver.
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Il
se sent alors coupable et s'interroge sur sa malchance, quand
Fanta, son amie du Burkina Faso, lui explique que sa maladie
est le fruit d’une « menace qui pèse
sur cette ville » et qui devient une malédiction.
Il va multiplier les exploits pour déjouer cette vengeance
et nouer un dialogue avec son père, car «
impossible n’est pas Gayant ».
Binbin règlera ses problèmes et ne sera pas
au bout de ses surprises. Grâce à Fanta il aura
enfin « accepté de grandir ».
Le
géant inconnu propose une très
belle leçon de vie qui donne une tonalité juste
à un témoignage douloureux.
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Cendrine
Genin
(novembre 2005)
Cendrine
Genin,
après des études de philosophie et de lettres, a suivi
une formation de libraire ; une passion totale pour la littérature
jeunesse ainsi que pour la danse l’ont incitée à
collaborer à Sitartmag, depuis 2000 ; l'écriture est
son autre domaine de prédilection et elle compte pouvoir
prochainement faire partager son univers à de jeunes lecteurs.

Jean-Yves
Loude, écrivain, ethnologue, vit une partie de l’année
dans la région de Lyon pour écrire ses voyages et
raconter les coutumes des peuples dont il a partagé la vie
(Asie, Afrique Noire, Afrique du Nord, Amérique du Nord…).
Ce roman a été écrit à la suite d’une
résidence d’auteur dans la ville de Douai, en 2004,
à l’initiative de l’Association Brouillon de
culture.
http://www.tertium-editions.fr/
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