Danse

19 septembre - 13 octobre 2002
Théâtre de La Platte, Lyon

 

Débutant le jeudi 19 septembre 2002, " l'Onde de Corps " poursuivra jusqu'au 13 octobre le mouvement initié par la Biennale de la Danse en vous présentant le meilleur de la jeune création chorégraphique. Vous pourrez y rencontrer 8 compagnies et découvrir 10 spectacles durant les 5 propositions de soirées.
Pour chacune des équipes présentes dans " l'Onde de Corps ", il s'agira d'apprivoiser le petit espace de notre scène (7m x 7m) et d'y inscrire des mouvements et des intentions renouvelés, spécialement réinventés pour un public proche, susceptible de percevoir toutes la finesse des gestes produits dans ce lieu convivial et magique.
(Franck Grognet)

Jeudi 19 et vendredi 20 septembre à 20h30, la Compagnie Doppler a invité…
Désirs 1 de révolution, solo, chorégraphie et interprétation : Florence Girardon
Fabuloso, Trio, par la Compagnie Acanthe, chorégraphie et interprétation : Karina Pantaléo
chronique en ligne



Du jeudi 10 au dimanche 13 octobre à 20h30
(dimanche 13 à 17h00)
Anamatci à la carte - Compagnie L'Ane à Belles
- Mem(n)oire, duo, par la cie L'Ane à Belles, chorégraphie : Annabelle Bonnery
- Je est un autre, solo, par la cie L'Ane à Belles, chorégraphie : Annabelle Bonnery
- Akiko, Création vidéo, Auteur/Réalisateur : François Deneulin, avec Akiko Kajihara
chronique en ligne
prochaines dates des spectacles de la Compagnie L'Ane à Belles

http://www.diffusart.com/anabel/index.html

 

Théâtre de la Platte
Maison des spectacles
et de la jeune création
32, rue René Leynaud
69001 Lyon
04 78 39 25 89

 

 

 

 

 

 

Du jeudi 10 au dimanche 13 octobre à 20h30
(dimanche 13 à 17h00)
Anamatci à la carte - Compagnie L'Ane à Belles

L'Ane à Belles…étoile

Dernier tour de piste pour "l'Onde de Corps" au théâtre de La Platte. Au programme : deux chorégraphies de la Compagnie "l'Ane à belles" et une vidéo.
Je est un autre, solo composé et brillamment interprété par Annabelle Bonnéry, est une sorte de chemin initiatique. La danseuse fait l'expérience de son corps et de ses désirs, comme autant de "moi" qui apparaissent puis disparaissent dans l'obscurité de la scène. Doute, désir, révolte, chute…thèmes égrenés par un corps en recherche de son propre équilibre, et toujours propulsé ailleurs, vers un autre (lieu, corps, fantasme, temps) possible.
Mém(n)oire constituerait presque une suite à la première pièce : un même corps (A. Bonnéry) cette fois-ci confronté réellement à celui d'autrui (Nicola Carofiglio), formant couple. Pas de musique, mais les sons d'objets du quotidien, présents sur scène : une télévision et une émission de Jean-Pierre Foucault en ouverture tragi-comique, le bruit d'une cafetière entartrée, le cliquetis d'une lampe décharnée,…

Lui est en pyjama, somnolent, indolent, mais peu à peu son corps s'incarne. Elle, à la verticale, en noir, s'ennuie, s'agace, lui parle, le cherche, s'enroule et se déroule autour de lui… Un couple en flagrant délit d'intimité et de recherche de soi.
Dans le court métrage Akiko, Akiko Kajihara est filmée dans son petit appartement parisien. Elle danse pour célébrer le jour qui se lève et réinventer l'espace de sa chambre, puis dans sa cuisine, ou encore à même le sol à l'aide de ses seuls doigts…. Drôle, rythmé, inventif, émouvant, ce petit film est une greffe danse/cinéma réussie.
Trois bonnes surprises donc dans le cadre de cette programmation Danse à La Platte. Dommage que le public ne réponde pas toujours présent, il est plutôt rare dans la région de voir une scène ouverte à la danse en devenir.

Jean-Emmanuel Denave
(octobre 2002
)


 

Prochaines dates - Compagnie L'Ane à Belles

Mém(n)oire, Je est un autre et Akiko à l'espace Albert Camus (Bron - 69) le
20 mai 2003
Mém(n)oire, présentation studio au CND à Paris, les 23, 24 et 25 avril 2003
9 mn, petit solo d'Annabelle Bonnéry avec le concours de Christine Bastin,
le 04 mars 2003 dans le cadre de la soirée "Le ciel est à tous le monde" au
Théâtre de Choisy le Roy - Paul Elouard
Mém(n)oire et Akiko à l'Athénéum de Dijon, le 11 février 2003

Les Caudataires, représentation à la Rampe (38) saison 2003/2004
Les Caudataires, création au Toboggan de Décines (69), les 05, 06, 07 et 08
novembre 2003. Scolaire le 07 novembre à 14 heures
Les Caudataires, extrait à la Maison des Arts et de la Culture de Créteil,
3ème semaine de septembre 2003



 

 

Jeudi 19 et vendredi 20 septembre à 20h30, la Compagnie Doppler invite…
Désirs 1 de révolution, solo, chorégraphie et interprétation : Florence Girardon
Fabuloso, Trio, par la Compagnie Acanthe, chorégraphie et interprétation : Karina Pantaléo

Le théâtre de La Platte est devenu "Maison des spectacles et de la jeune création". Forte de cette nouvelle mouture, La Platte ouvre sa saison 2002-03 avec L'Onde de Corps, un ensemble de 10 chorégraphies, qui oscillera pendant un mois. Invitées par la Cie Doppler, La Cie Acanthe et Florence Girardon ouvraient la danse jeudi 19 septembre…

Fabuloso
La Cie Acanthe, installée à Montpellier, a été créée par Karina Pantaléo et Frédéric Brignon en 1993. Fabuloso est "un travail en cours" qui réunit une masseuse professionnelle, un contrebassiste et une danseuse.
"Garder intacte cette multiplicité d'informations et d'impressions qui constituent la vie quotidienne est une de mes priorités lorsque je danse" écrit Karina Pantaléo.
La pièce s'ouvre sur le travail de la masseuse et les vibrations de contrebasse… Suit un solo à la danse plutôt "physique", fait de nombreux déplacements circulaires et de ruptures. Karina Pantaléon tente de retrouver les sources mêmes de son désir de danser… Une recherche personnelle qui a pâti, lors de la "première", d'un problème technique de lumières.

Désir 1 de révolution
Légèrement de guingois, les yeux rivés vers la salle, la lèvre bougonne, Florence Girardon nous fait part de son désir de révolution ! Sans colère, sans éclats, sans fureur ni hystérie…Non, juste un désir de révolution, comme ça, lentement, d'ébauches insensibles en discrètes variations, dans une grande retenue.
On dirait… une adolescente en rupture de ban, avec ses désirs, revisitant la danse butô. Des poses mutines, le corps tout entier qui se met à faire la moue, des mouvements très lents, une main intempestive qui effectue une rotation de 90°, des gestes et des déplacements mis en boucle (revenir, inéluctablement, au centre de la scène par exemple)… Peu de choses en apparence mais la violence est là, tapie, en suspens. Le désir de révolution est perceptible.
Pendant toute la durée de son solo, Florence Girardon maintient le public sous tension et sous son regard ambigu (entre innocence et provocation). En gommant exubérance, amplitude des mouvements et dépense physique, elle garde de la danse l'essentiel : magnétiser l'espace, le griffer, en bouleverser les repères habituels.

Jean-Emmanuel Denave
(septembre 2002
)


http://platte.free.fr