de Carlo Goldoni

mise en scène Claudia Stavisky
Collaboration artistique Enzo Cormann

Traduction Jean-Paul Manganaro


avec Jean-Pierre Bagot, Marc Berman, Francis Frappat, Gilbert Guerrero, Magali Léris, Daniel Martin, Martine Vandeville et Valentine Varela

pièce créée au Théâtre des Célestins, Lyon
du 6 mars au 8 avril 2001

La pièce en tournée

Nantes, Maison de la culture de Loire-Atlantique,
27 septembre-14 octobre 2001
La Rochelle, La Coursive, scène nationale
18-19 octobre 2001
Annecy, Bonlieu, Scène Nationale
23-24 octobre 2001
Nice, Théâtre de Nice
7-11 novembre 2001
Limoges, Théâtre de l'Union
14-17 novembre 2001
Saint-Etienne, Comédie de Saint-Etienne
4-6 décembre 2001
Marseille, Théâtre du Gymnase
11-22 décembre 2001

 

Une locandiera plantureuse, un marquis grippe-sous et couard, un comte nouveau riche, et un chevalier misogyne : pas de doute, il s'agit bien d'une comédie italienne du XVIIIème siècle, excessive mais efficace. Ainsi, la belle Mirandolina tient une auberge. Tous les hommes qui y descendent en sont amoureux (ou plutôt la désirent). Le comte d'Albafiorita la couvre de cadeaux, le marquis de Forlipopoli lui assure sa protection, seul le chevalier de Ripafratta reste totalement insensible et cela agace fortement l'hôtesse. Ce chevalier interprété par Daniel Martin est le personnage le plus attachant de la pièce. Haïssant les femmes par crainte de leur succomber, il cède peu à peu aux ruses -supposées féminines, on est tout de même au XVIIIème siècle- de Mirandolina. Amoureux fou, sa souffrance est terrible lorsque la Locandiera lui apprend tout en moquerie qu'elle s'est jouée de lui.

Dans sa mise en scène, Claudia Stavisky a choisi d'accentuer chaque atout de cette comédie plutôt que d'en chercher des interprétations hasardeuses. Mirandolina est tout en vivacité et en mouvement ; Marc Berman, fabuleux dans le rôle du marquis, surjoue jusqu'à l'absurde. Dans le registre excessif, Ortensia et Dejanira en rouge et jaune pétard sont également pas mal. Les changements de décor effectués devant le spectateur sont un ballet très réussi, théâtre dans le théâtre, renvoyant au jeu de chaque personnage.
Chassé-croisé des désirs et des faux-semblants entre hommes et femmes, la Locanderia était d'une extrême nouveauté lors de sa création en 1752. Si certains aimeraient croire que rien n'a changé deux siècles plus tard, il paraît tout de même difficile de trouver cette pièce intemporelle. Pourquoi ne pas la prendre simplement comme une comédie très agréable, forte critique de la noblesse italienne de l'époque ?

Barbara Marmonier
(avril 2001)



" De toutes les comédies que j'ai composées jusqu'à ce jour, je serais tenté de dire que celle-ci est la plus morale, la plus utile, la plus instructive. Voilà qui semblera un paradoxe à ceux qui ne voudront prendre en considération que le caractère de la Locandiera. Ils avanceront même que je n'ai peint nulle part ailleurs une femme plus séduisante, plus dangereuse que celle-ci."

Carlo Goldoni

" La Locandiera, pièce en trois actes, représentée pour la première fois en 1753, est l'une des plus spirituelles et à coup sûr la plus cohérente et parfaite de toutes les oeuvres de Goldoni."
Jean-Paul Manganaro

"On a souvent qualifié La Locandiera de pièce féministe ; sans doute, parce que pour l'une des première fois dans la comédie italienne, le rôle titre était tenu par une femme.(...) La chute manifeste hélas qu'il n'en est rien."
Enzo Cormann

 

Théâtre des Célestins
4, rue Charles Dullin
69002 Lyon
04 72 77 40 00

Les pièces de Goldoni
http://www.arche-editeur.com/Catalogue/G/goldoni2.htm

Biographie
http://www.theatre-odeon.fr/public/ressourc/biograph/goldoni.htm