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Mon nom est rouge
est une immense fresque, la peinture détaillée
d'Istanbul à la fin du XVIe siècle,
rendue vivante par la multiplicité des
narrateurs et des situations qui composent ce
foisonnant roman. Dès les premières
lignes du premier chapitre, étrangement
intitulé "Je suis mon cadavre",
l'auteur semble vouloir nous plonger dans une
intrigue policière : du fond d'un puits,
c'est un cadavre qui nous parle, celui de Délicat,
l'un des plus talentueux enlumineurs des ateliers
du sultan, et dont l'âme n'a pas encore
quitté l'enveloppe charnelle...
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