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Un roman fabuleux, aux dimensions
épiques (autant par le fond que par la
forme, avec plus de 1000 pages) mais d'une telle
saveur que l'on en oublie bien vite l'épaisseur
concrète, pour s'attacher uniquement à
la richesse érudite de son tissu textuel
et à la question élémentaire
et terrifiante que pose l'auteur : l'être
humain ne serait-il, en définitive, qu'un
jouet aux mains de forces plus subtiles et plus
puissantes que lui, une pathétique marionnette
? En définitive, tout ne serait-il pas
écrit sur "Le grand rouleau"
(pour reprendre les termes de Diderot) ?
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