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Ce dernier roman de Ian McEwan a
"échappé" de peu au Booker
Prize 2001 (en définitive attribué
à Peter Carey), mais le seul fait de figurer
sur la liste est en soi un mérite (l'auteur
a d'ailleurs déjà reçu ce
prix en 1998, pour Amsterdam
qui, à côté de Atonement,
paraît anecdotique), et tout au long de
ce roman poignant et grinçant il prouve
qu'il est un grand écrivain, un de ceux
qui savent tromper leur lecteur (consentant) à
la perfection : Atonement est une
excellente supercherie narrative, révélée
dans un épilogue qui fait basculer notre
vision jusque là pleine de certitude...
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