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par lidée du voyage, fasciné par lexploration
de lécriture, Wladyslaw Znorko a trouvé
dans Les Saisons lécho dune
errance familière. Son théâtre, nourri de
culture dEurope de lEst, a gardé le sens
des émotions brutes et immédiates, des sensations
visuelles ou acoustiques fortes. Il semble prédestiné
aux steppes imaginaires du roman de Maurice Pons. Dans
la souffrance de Siméon, la fable des Saisons
puise la force de croire en un monde meilleur. Il fallait un
comédien rare pour incarner la vitalité de cette
résistance au désespoir. Wladyslaw Znorko a choisi
Denis Lavant.
Par
Wladyslaw Znorko
A la gare du Coucou
Suisse
Un
spectacle du Cosmos Kolej
en coproduction avec la Comédie de Caen CDN
de Normandie, lEspace Malraux Scène Nationale
de Chambéry, la Coursive - Scène Nationale de
La Rochelle, la Filature Scène Nationale de
Mulhouse.
Théâtre
des Célestins, Lyon
04 72 77 4000
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univers
sonore : Bernard Valléry
lumière
: Richard Psourtseff
avec
Denis Lavant (photo
: © Photo Agence Artistique Anne Andrei),
Antonella Amirante, Jelena Covic, Patrice Goubier, Jean-Pierre
Hollebecq, Elisabeth Legillon, Wilma Lévy, Irina
Vavilova

Wladyslaw
Znorko
©
Photo David Anemian, Declics et des claps
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Un
« si joli petit village ».
Jusquau
16 novembre 2002 la scène du théâtre des Célestins
est transformée en cour des miracles sous leffet de
la mise en scène de Wladyslaw Znorko. Fondateur de la compagnie
Cosmos Kolej en 1981, le metteur en scène recrée à
sa façon lunivers noir du roman de Maurice Pons, écrit
alors que lécrivain traverse une « période
particulièrement dépressive » de sa vie.
En effet, laction
se tient dans un univers où vivent de pauvres hères
édentés, portant vêtements loqueteux ou défraîchis,
éclopés de la vie qui évoluent dans un décor
glauque et délabré. Où vivent-ils? Sans doute
à proximité dune gare perdue dans la plaine
où siffle le train et chante le coq. Car tout est suggéré
dans cette histoire. Arrive alors Siméon, formidablement
interprété par Denis Lavant, petit homme vif en quête
dune «oeuvre à donner », qui se veut écrivain
et qui a foi en lhomme. Il se plie aux exigences absurdes
de ces habitants du bout du monde, et les saisons passent... Et
Siméon, malgré quelques révoltes, reste. Pourquoi
? Sans doute parce quil continue à croire à
lhumanité des habitants de ce « si joli petit
village ».
Rien nest
vraiment dit dans cette pièce mise en scène par Znorko
où prédominent le rythme, la musique lancinante, le
chant plus que les mots de Maurice Pons. Les onomatopées,
les sons à consonances slaves chères à Znorko,
tiennent souvent lieu de langage. Wladyslaw Znoko a ses admirateurs,
mais ne fait pas lunanimité auprès du plus large
public souvent déconcerté par sa vision du monde.
A preuve, cet accueil plutôt froid à la fin de la pièce,
malgré les applaudissements de quelques inconditionnels.
Sans doute parce que, même si la mise en scène demeure
rythmée et inventive, une heure trente de misère intellectuelle
et physique jouée dans un parti pris de gestes répétitifs
finissent par être ennuyeux.
Christine
Ferré
(novembre
2002)

http://www.mairie-lyon.fr/celestins/
http://perso.wanadoo.fr/cosmoskolej/home.htm
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