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« Léonore
Léonore Léonore Léonore
Lé-o-nore
C’est joli, Léonore
Léonore, c’est toi
Moi, c’est Gabi
Ga-bi
Je suis ta maman
Ta maman
Maman »
Gabi vient de
devenir maman. Elle est heureuse. En tout cas bien plus que ceux
qui l’entourent. Parce que… parce que Gabi n’a
que 16 ans. Elle n’avait pas envisagé de le faire,
ce bébé et encore moins de le faire partir…
de LA faire partir. Car elle savait, elle, que ce serait une fille
: Léonore.
Ce roman raconte ce choix : comment elle va l’annoncer, comment
elle va vivre les regards des autres. Car autour d’elle, c’est
l’incompréhension. Surtout de la part de son frère
Hugo et de sa fiancée Clara : « ‘Clara, Gabi
a quelque chose à te dire’. Gabi lève la tête
et regarde Hugo. Dégonflé, va. Lâcheur. (…)
-C’est une bonne ou une mauvaise nouvelle ?
-Une bonne. Je vais avoir un bébé.
-Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?
C’est l’histoire d’une fille qui est enceinte
et qui aimerait que ce soit un événement heureux.
Non. Ne pas dire ça.
-Gabi.C’est une blague, n’est-ce pas ? C’est une
blague ?
Sa voix commence à attaquer les aigus. Mauvais signe. »
Seule Ninou, sa grand-mère saura lui donner la tendresse
dont l’enfant qu’elle est encore et la maman en devenir
ont besoin. Ses parents lui manquent. Ils sont morts. Phrases saccadées
ou mots esseulés donnent un tempo particulier au récit.
Une écriture presque épileptique qui tient en haleine
mais devient lourde au fur et à mesure de la lecture, lourd
comme le ventre de Gabi. Mais c’est efficace.
On notera un manque de profondeur dans la psychologie des personnages.
Réduit de quelques pages, cela aurait pu être une excellente
nouvelle, plus qu’un bon roman pour adolescents. L’impact
aurait été plus percutant sur un sujet déjà
largement traité.
Apoline
Saybec
(décembre 2007)
Apoline
Saybec est historienne de formation. Elle a été
rédactrice en chef d’un mensuel économique puis
généraliste. Journaliste en presse écrite,
elle est passionnée par l’être humain ; elle
aime autant l’histoire que l’actualité, la littérature
que le cinéma, la sociologie que la psychologie... Tout ce
qui permet de comprendre le monde qui l’entoure, de transmettre
ce qu’elle apprend ou ce qu’elle a vécu est le
terreau de son existence. S’évader, rêver, imaginer
au travers des livres… le voyage, dans tous les sens du terme,
est son moteur.

http://www.lerouergue.com
Frédérique
Niobey anime des ateliers d’écriture et intervient
dans une association de théâtre amateur. Son premier
roman pour adolescents, Loeïza (2001) a été finaliste
de nombreux prix.
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