au
TJA, Lyon 9°
renseignements
et location : 04 72 53 15 15
Nous
pénétrons dans la salle tandis que Marco, "arpenteur
sous les flots", joue un air sur son instrument : Arnold, le
violoncelle amphibie... Les deux inséparables compagnons,
plantés sur le tapis voguant Hippocampus Hippocampus, ont
parcouru les mers du globe et sont venus nous faire le récit
d'aventures maritimes invraisemblables mais pourtant si drôles
que le spectateur plonge sans réticences dans leur univers
clownesque.
Car Marc Lauras a plus d'un tour dans sa malle d'osier et
alternant airs de violoncelle, d'autoharpe ou de concertina et évocations
sur un ton mi-amusé, mi-sérieux, il séduit
son public, en partie grâce aux accessoires qui l'entourent,
et qu'il métamorphose sous nos yeux : les instruments de
musique prennent vie (un violoncelle introverti), un bout de tissu
devient une mer poissonneuse, un tuba et un masque (irrésistiblement
"décorés") et nous voilà prêts
à affronter une tempête d'équinoxe... L'objet
poétisé, humanisé ou animalisé n'est
pas sans rappeler l'utilisation qu'en fait la compagnie du Turak
(voir chronique) et son théâtre
de bouts de ficelle, et témoigne d'une créativité
aboutie et complexe.
De même, le texte foisonne de références littéraires
(Jules Verne, en particulier) et musicales, de jeux sur le langage
: l'harmonie qui en découle stimule l'imaginaire enfantin
(mais pas seulement !) ; et même si certaines allusions ou
termes échappent au jeune public, jamais le charme ne se
rompt.
Un spectacle intelligent, badin et aussi vivifiant que l'air du
grand large.
Blandine
Longre

Marc
Lauras : Violoncelliste dans Parking,
de François Bon.
Jules
Verne
http://carpentier.gilles.free.fr/verne/
http://www.geocities.com/Athens/Delphi/4530/
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