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Lectures
par
les comédiens de lENSATT
31 mai 18h30
2 juin 14h30
Sortie des artistes
samedi 25 mai, à l'issue de la représentation
Conférence conférence
de Philippe Andriot
le 16 mai 18h30
Opéra
national de Lyon
place de la comédie, 69001 Lyon
location
04 72 00 45 45
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Direction
musicale Christian Badea
Mise en scène et éclairages Philippe Sireuil
Décors Vincent Lemaire
Costumes Jorge Jara
avec
Orchestre
et choeur et maîtrise de l'Opéra
interprètes
Rié Hamada, Virginie Pochon,
Fernando de la Mora, Philippe Georges, Philippe Fourcade,
Paul Gay, Marcin Habela
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La scène s'ouvre comme à travers une lucarne de voyeur
sur la mansarde pauvre et triste, vase clos qui verra naître
et mourir toutes les illusions de quatre compagnons, petit monde
d'artistes au bord de la misère rigolade. Mais
c'est pour un moment sur le mode de la comédie que se traitent
leurs soucis. Et sans cesse vont s'enchaîner, voire se mélanger
les rires et les pleurs de leur vie de bohème. Car le rire
y est souvent dérision et les pleurs souvent rires. Vite
aussi s'impose l'amour mais l'amour n'est-il que jeu de séduction
?
Aussi
facilement que s'éprend une grisette, nous voici déjà
ensorcelés par les mélodies de Puccini, envoûtés
par la palette des timbres de l'orchestre qui rivalise avec celle
de Rié Hamada-Mimi.
Le deuxième
acte est un charivari joyeux, un carnaval époustouflant de
couleurs et de mouvements où se nouent de petits drames,
de petites farces et d'où jaillissent des airs, des duos,
des churs
une fanfare. On a parfois du mal à
y suivre actions et personnages, noyés sur un plateau très
dense. En émerge Virginie Pochon qui met en valeur une Musette
piquante à souhait dans tous ses atours.
Troisième
acte : c'est une rue d'hiver qui ouvre le troisième acte,
annonce la tragédie et voit maintenant passer les solitudes,
les impossibles amours de ces deux couples si différents,
amours brisés par les disputes ou par la maladie. Reproches
et passion mêlent les deux couples en un admirable quatuor.
Puis c'est
le retour dans la mansarde, pour une fin annoncée. Encore
une rigolade des quatre compagnons autour d'un maigre repas, interrompue
par le retour de Mimi.Une belle page orchestrale apaise les esprits
avant l'adieu de Mimi et la musique se meurt, avec son dernier souffle.
Michel
Bernard
(mai
2002)
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Adaptation
des Scènes de la vie de bohème
de Henri Murger, uvre parue en feuilleton dans le journal
parisien le Corsaire, entre 1845 et 1849, et représentée
peu après sous une forme dramatique au théâtre
des Variétés, la Bohème
de Puccini donne naissance à la fragile figure de Mimi.
Le grand public y voit l'image même de toute une époque,
que chacun aurait voulu vivre, celle du Paris de l'insouciante
jeunesse estudiantine et artistique au tournant du siècle.
Debussy lui-même ne put s'empêcher de déclarer:
«Je ne connais personne qui ait décrit le
Paris de cette époque aussi bien que Puccini dans la
Bohème.»
Car au-delà de personnages pittoresques, opposant le
couple tragique Rodolphe/Mimi au couple fantaisiste Marcel/Musette,
et d'un mode d'existence qui lui rappelait celui qu'il avait
connu alors qu'il était étudiant au Conservatoire,
Puccini voulait dépeindre une ville à travers
mille détails, mille touches impressionnistes.
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l'Opéra
de Lyon
http://www.opera-lyon.org
http://www.radio-france.fr/chaines/france-musiques/biographies/fiche.php?numero=221
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