de Giacomo Puccini

du 16 mai au 4 juin 2002
Opéra national de Lyon

Opéra en trois tableaux, 1896
Livret de Giuseppe Giacoso et Luigi Illica, d’après le roman d'Henri Murger Scènes de la vie de bohème
En italien, surtitré en français
durée : environ 2h20

 

Lectures
par les comédiens de l’ENSATT

31 mai 18h30
2 juin 14h30
Sortie des artistes
samedi 25 mai, à l'issue de la représentation

Conférence conférence de Philippe Andriot
le 16 mai 18h30

Opéra national de Lyon
place de la comédie, 69001 Lyon
location
04 72 00 45 45

Direction musicale Christian Badea
Mise en scène et éclairages Philippe Sireuil
Décors Vincent Lemaire
Costumes Jorge Jara

avec
Orchestre et choeur et maîtrise de l'Opéra

interprètes
Rié Hamada, Virginie Pochon,
Fernando de la Mora, Philippe Georges, Philippe Fourcade, Paul Gay, Marcin Habela


La scène s'ouvre comme à travers une lucarne de voyeur sur la mansarde pauvre et triste, vase clos qui verra naître et mourir toutes les illusions de quatre compagnons, petit monde d'artistes au bord de la misère rigolade.
Mais c'est pour un moment sur le mode de la comédie que se traitent leurs soucis. Et sans cesse vont s'enchaîner, voire se mélanger les rires et les pleurs de leur vie de bohème. Car le rire y est souvent dérision et les pleurs souvent rires. Vite aussi s'impose l'amour mais l'amour n'est-il que jeu de séduction ?
Aussi facilement que s'éprend une grisette, nous voici déjà ensorcelés par les mélodies de Puccini, envoûtés par la palette des timbres de l'orchestre qui rivalise avec celle de Rié Hamada-Mimi.
Le deuxième acte est un charivari joyeux, un carnaval époustouflant de couleurs et de mouvements où se nouent de petits drames, de petites farces et d'où jaillissent des airs, des duos, des chœurs… une fanfare. On a parfois du mal à y suivre actions et personnages, noyés sur un plateau très dense. En émerge Virginie Pochon qui met en valeur une Musette piquante à souhait dans tous ses atours.
Troisième acte : c'est une rue d'hiver qui ouvre le troisième acte, annonce la tragédie et voit maintenant passer les solitudes, les impossibles amours de ces deux couples si différents, amours brisés par les disputes ou par la maladie. Reproches et passion mêlent les deux couples en un admirable quatuor.
Puis c'est le retour dans la mansarde, pour une fin annoncée. Encore une rigolade des quatre compagnons autour d'un maigre repas, interrompue par le retour de Mimi.Une belle page orchestrale apaise les esprits avant l'adieu de Mimi et la musique se meurt, avec son dernier souffle.

Michel Bernard
(mai 2002)


Adaptation des Scènes de la vie de bohème de Henri Murger, œuvre parue en feuilleton dans le journal parisien le Corsaire, entre 1845 et 1849, et représentée peu après sous une forme dramatique au théâtre des Variétés, la Bohème de Puccini donne naissance à la fragile figure de Mimi. Le grand public y voit l'image même de toute une époque, que chacun aurait voulu vivre, celle du Paris de l'insouciante jeunesse estudiantine et artistique au tournant du siècle. Debussy lui-même ne put s'empêcher de déclarer: «Je ne connais personne qui ait décrit le Paris de cette époque aussi bien que Puccini dans la Bohème
Car au-delà de personnages pittoresques, opposant le couple tragique Rodolphe/Mimi au couple fantaisiste Marcel/Musette, et d'un mode d'existence qui lui rappelait celui qu'il avait connu alors qu'il était étudiant au Conservatoire, Puccini voulait dépeindre une ville à travers mille détails, mille touches impressionnistes.

 

l'Opéra de Lyon
http://www.opera-lyon.org

http://www.radio-france.fr/chaines/france-musiques/biographies/fiche.php?numero=221