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Surenchères
mensongères
Mensonges
et vérité est un joli texte autour de
l’éternel problème du mensonge : perçu
comme la seule solution à une situation impossible (avoir
un zéro en contrôle de lecture, par exemple), c’est
la branche à laquelle se raccroche la jeune héroïne
de ce court roman.
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Tout
commence avec un mensonge énorme (on songe à
celui qu’emploie Antoine Doinel dans Les Quatre
cent coups de Truffaut), puis des petits car il faut
bien étayer une fiction qui déraille de tous
côtés. Tout cela forme une bombe qui explose
à la fin du roman après avoir été
l’occasion de scènes savoureuses (la maîtresse,
caricaturale à souhait, est assez réussie).
La chute la plus marquante (c’est un récit à
plusieurs facettes, il y a plusieurs chutes) est surprenante,
pour le personnage comme pour les lecteurs, pour la plus grande
confusion du premier et le plus grand plaisir des seconds.
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Famille endeuillée cherche issue
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Avec
L’Heure bleue,
Nathalie Kuperman propose un récit
marqué par la tristesse et l’acrimonie. Mary,
l’héroïne, n’a pas supporté
trois ans plus tôt la mort de sa mère, ne l’accepte
toujours pas et accepte encore plus mal que son père
songe à refaire sa vie.
Le récit est mené à la première
personne, ce qui lui donne une coloration souvent pathétique.
Confidences à son journal (qu’elle appelle son
mamamaman), à son ami Martin, garçon
timide qui ne s’exprime bien que de loin ; souci de
sa petite sœur, prête à pactiser avec l’usurpatrice,
guerre entrecoupée de trêves avec son père,
et attaques frontales contre son ennemie, le récit
progresse jusqu’à la mise en danger de l’héroïne.
Mais il y a heureusement une grand-mère de bon sens
qui permet le retour au réel, le début du deuil
enfin accepté, et surtout une fin apaisée pour
ce roman plein de rage.
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Anne-Marie
Mercier-Faivre
(novembre 2007)
Anne-Marie
Mercier-Faivre
est
professeure des Universités. Elle enseigne à l'IUFM
de Lyon et à l'Université Lumière-Lyon 2.
lire aussi
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Cinq
sorcières, Nathalie Kuperman,
ill. Jean-Luc Englebert,
Mouche de l’école des loisirs, 2005, dès
6 ans
Laides
et repoussantes à souhait, les présentes sorcières,
anciennes et nouvelles créations de l’auteur,
acceptent de faire quelques entorses à leur réputation.
Rapapouille devient coquette pour son prince charmant, Joukipic
apprécie le chocolat sans crachat, Crimini achète
comme tout le monde ses gigots chez le boucher et Clochemine
soigne sa fille en maman attentionnée ; quant aux ennemies
de Crapeluche, voilà qu’çelles prennent
l’habitude de se laver les dents.
Les récits courts et structurés de Nathalie
Kuperman, fidèlement illustrés, répondent
à l’attrait naturel des jeunes lecteurs pour
les descriptions monstrueuses, les mixtures répugnantes
et les mots aux résonances burlesques. Mais les sorcières
traditionnelles se révèlent ici presque sympathiques
et humaines… On leur pardonne de continuer à
s’asperger du parfum « Pet-de-puce sauvage
». A lire et à relire, pour mimer le dégoûté
et rire à volonté. M.Falgayrac
(mai 2005) |

http://www.ecoledesloisirs.fr
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