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Le grand trou
- Tome 2
Addidas est
une enfant sujette à de mystérieuses pertes de connaissance.
Son père ramoneur travaille dans d’immenses cheminées.
C’est dans l’une d’elles qu’Addidas se perd.
Elle tombe alors … sur un monstre mais il semble bien que
ce soit la grosse bête qui ait peur de la petite !
Au début
du deuxième tome (le troisième vient de paraître),
le père d’Addidas, apprenant que sa fille est au fond
d’une cheminée, annonce la disparition aux autorités.
N’ayant que faire de cet homme, le commissaire arrête
le ramoneur non déclaré pour travail au noir et le
condamne à creuser au grand trou. A la manière des
camps de travaux forcés au temps des régimes autoritaires,
les forçats y travaillent jusqu’à l’épuisement.
Dans cette immense carrière d’où ne s’échappent
que les fumerolles, le père d’Addidas nourrit l’espoir
de retrouver sa fille et de sortir de là : « je
suis comme la fumée…je trouve toujours la sortie ».
Pendant ce temps
la petite fille fait connaissance avec la créature du monde
souterrain qui s’avère prendre soin d’une machine
elle aussi prénommée Addidas.
« - Les machines ont des noms humains ?
- Oui. Le nom de l’humain. Chaque machine, un humain…
»
De découvertes en découvertes, dans un décor
fantasque semblable aux circonvolutions d’un cerveau obscur,
Addidas apprend à découvrir un univers qui fait étrangement
écho à une vie dont elle n’avait jusqu’alors
jamais eu connaissance. Elle apprend que chaque vie n’est
pas aussi simple à réparer ou à faire fonctionner
que les machines dont les créatures s’occupent …
Louise
Charbonnier
(avril 2005)
La petite fille
et le ramoneur
Dans une ville
post-moderne industrielle et polluée, une petite fille, Addidas
(« mais pas comme les chaussures, hein »),
aide son vieux père à ramoner de gigantesques cheminées.
Là où les conduits sont trop étroits pour un
adulte, Addidas se faufile aisément pendant que son père
est angoissé à l’idée qu’elle ne
puisse ressortir.
Addidas est
atteinte d’une étrange maladie qui lui fait perdre
conscience subitement ; devant la recrudescence de ces crises, son
père la conduit chez un spécialiste qui reste perplexe
quant à énoncer un quelconque diagnostic et propose
de trop coûteux examens. L’espoir de la guérison
s’éloignant, le père ressasse de tristes souvenirs
en contemplant une photo de la mère d’Addidas, décédée.
La boisson aidant, il se révèle incapable de se rendre
sur le lieu de son prochain travail. Seule, Addidas y découvre
leur éternel concurrent déjà à l’ouvrage,
qui vient de leur voler un client supplémentaire. Découragée,
la fillette s’enfonce dans le conduit de la cheminée
; tout au fond, elle rencontre un monstre à l’abord
plutôt sympathique…
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Après
un album autobiographique, Les Pilules Bleues,
qui abordait déjà le thème de la maladie,
le dessinateur suisse Frederik Peeters s’adjoint
cette fois l’aide d’un compatriote scénariste,
Pierre Wazem, pour l’élaboration
de la série Koma. Ce premier –
et trop court – tome, La voix des cheminées,
sert de présentation de l’univers choisi –
la mégalopole et le mystérieux ‘monde
des profondeurs’ sur lequel on n’apprend
d’ailleurs pas grand chose. Il dépeint surtout
la craquante Addidas, aux grands yeux couleur de suie que
l’on a très envie de connaître davantage.
A suivre, donc.
Anne
Weber
(2003) |

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