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Présentation
ludique de quelques tableaux de la Tate Gallery
Anthony Browne
délaisse un temps son personnage préféré,
le gorille Marcel qui aime tant les bananes, pour réaliser
une ‘œuvre de commande’ comme il l’explique
lui-même au début du Jeu des Formes
: «De juin 2001 à mars 2002, j’ai été
résident de la Tate Britain à londres en qualité
d’auteur-illustrateur (…). A partir des richesses du
musée, j’ai travaillé avec un millier d’enfants
d’établissements publics classés difficiles.
Je devais, sous la forme d’un livre, rendre compte de ce que
suscitaient les œuvres de la Tate et animer les ateliers avec
les enfants ».
Une famille
avec deux enfants. Pour son anniversaire, la mère choisit
d’emmener tout le monde dans « un endroit inhabituel
» qui se révèle être la Tate Gallery,
un musée de peinture londonien. Au début, les autres
membres de la famille ne font preuve que de peu d’enthousiasme
devant les tableaux et le père en profite pour raconter une
des histoires pas très drôles qu’il semble affectionner
: «Pourquoi les gorilles ont-ils d’énormes
narines ? (…) Parce qu’ils ont d’énormes
doigts !»
Cependant la
magie des œuvres opère doucement et la famille détaille
un tableau où un homme découvre que sa femme le trompe
; de nombreux indices (indiqués par des flèches) viennent
renforcer la scène : un bateau qui sombre, le château
de cartes des enfants qui s’écroule… tout cela
est fort intéressant mais ne correspond pas vraiment à
la tranche d’âge des lecteurs français (5 ans).
Plus loin, notre Napoléon national donne l’occasion
de jouer au jeu des différences (les Anglais ont toujours
autant d’humour). L’étude la plus intelligente
a lieu lorsque le fils aîné s’enthousiasme devant
une scène de guerre, «Imagine que cela arrive réellement
dans notre rue» lui rappelle sa mère et le même
tableau se retrouve modernisé avec des soldats en treillis.
Dans les dernières œuvres, c’est le Papa qui est
de nouveau à l’honneur en remplaçant à
lui seul tous les personnages des tableaux… L’occasion
de ressortir quelques blagues. A la sortie du musée, les
enfants repartent avec un cahier et deux feutres, ils vont enfin
pouvoir s’adonner au jeu des formes du titre, comme l’ont
fait des milliers d’écoliers en compagnie de l’auteur.
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Malgré
la bonne volonté d’Anthony Browne, Le
Jeu des Formes reste peu intéressant
en soi : 9 tableaux seulement sont représentés
et l’éditeur ne s’est même pas donné
la peine de traduire les titres des tableaux en français
(les artistes présentés sont par ailleurs complètement
inconnus de ce côté de la Manche). Il est dommage
d’exploiter ainsi la notoriété d’un
auteur et dans la même veine, mieux vaut acheter
Les tableaux de Marcel (kaléidoscope)
où Anthony Browne fait découvrir avec talent
des tableaux mondialement connus.
Anne
Weber
(novembre 2003)
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http://www.editions-kaleidoscope.com
http://www.ricochet-jeunes.org/auteur.asp?name=Browne&surname=Anthony
http://www.soemadison.wisc.edu/ccbc/friends/browne.htm
http://books.guardian.co.uk/departments/childrenandteens/story/0,6000
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