La
sélection de Sit'art Mag
des liens, des infos
et des chroniques...
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Dee
Dee Bridegewater
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3
juillet
Amphi
: comble
Temps : lourd et chaud avec quelques gouttes de pluie passagère.
Ray
Brown "75 Birthday Tour"
Ray Brown
: contrebasse
/ Hank Jones : piano / Jeff Hamilton : batterie
/ James Morrisson : Trompette / Harry Allen :
saxo ténor / Melisa Walker : chant
Pour
fêter ses 75 ans, Ray Brown réalise une nouvelle
tournée internationale et à en voir son tonus
et son talent elle n'est en aucun cas à considérer
comme une tournée d'adieux … vraie ou fausse d'ailleurs,
car avec lui, pas de show biz mais seulement de la Musique.
Pour ce concert, Ray Brown a choisi de faire varier la composition
de son orchestre en faisant « tourner » ses musiciens et
chanteuse. Ainsi le concert débuta avec la « colonne
vertébrale » de sa formation : basse bien sûr,
Jeff Hamilton à la batterie et le légendaire
Hank Jones (au piano) dont le seul nom évoque tous
les géants qu'il a côtoyé (rien que
pour le plaisir citons en quelques uns : Benny Goodman,
Charlie Parker, Coleman Hawkins, Dexter Gordon, Dizzy Gillespie,
Ella Fitzgerald, Lester Young, John Coltrane, Stan Getz ! ! !)
et dont le style d'une extrême élégance
n'est pas sans rappeler un autre géant et partenaire
de Ray Brown : Oscar Peterson.
Comme à l'accoutumé, Ray Brown aime donner
la parole à ses acolytes qu'ils soient jeunes ou
confirmés et ce n'est qu'au troisième thème
qu'il se place réellement en leader en prenant enfin
un chorus fidèle à son style : notes très
appuyées, glissendos et walking de plomb. Ce mélange
de classe et d'humilité est l'apanage des grands,
et le dernier standard en trio en fut une nouvelle fois
la preuve…
Ray Brown nous distilla malicieusement quelques notes qui
formèrent lentement mais surement un « black Orpheus »
d'orfèvre. Ensuite vinrent s'ajouter 2 virtuoses
du cuivre : James Morrisson à la trompette et trombone
et Harry Allen au sax ténor, le premier d'une vélocité
à couper le souffle et le second au son et à
l'allure, à s'y méprendre, du regretté
Stan Getz. Ils interprétèrent deux standard
du be-bop et un surprenant « nuages » que n'aurait
certainement pas renié Django. Pour finir en sextet,
Ray Brown, qui fit chanter tant de divas (dont Dee Dee Bridgwater
elle-même, à l'affiche de cette soirée)
appela enfin Melisa Walker qui fit preuve d'un grand professionnalisme
en interprétant très naturellement entre autres,
Tenderly ou encore How insensitive.
François
Gayet
Au
cours de ses 50 ans de carrière, Ray Brown a joué
avec les plus grandes célébrités du
jazz : Frank Sinatra, Tony Bennett, Ella Fitzgerald, Sarah
Vaughan, Billie Holiday, Charlie Parker, Lester Young, Oscar
Peterson, Dizzy Gillespie, Louis Armstrong… Pour célébrer
son 75è anniversaire, Ray Brown invite à ses
côtés la vocaliste Melisa Walker, le trompettiste
James Morrison et le saxophoniste Harry Allen, épaulés
par une solide rythmique formée par Hank Jones (piano)
et Jeff Hamilton (batterie).
http://www.hopper-management.com/ray_bio_f.htm
http://www.jazzweekly.com/interviews/brown.htm
Dee
Dee Bridgewater "Kurt Weil Jazz"
Dee
Dee Bridgewater : chant / Nicolas Folmer : trompette
/ Denis Leloup : trombone / Daniele Scannapieco :
sax alto et flute / Thierry Eliez : piano et
orgue / Thomas Bramerie : contrebasse / André
Ceccarelli : batterie / Minimo Garay : percussions.
« Notre
chanteuse Américaine nationale » s'est spécialisée
depuis quelques années dans les hommages appuyés
aux prestigieux personnages du jazz Américain. On
doit reconnaître qu'elle excelle dans cet exercice.
Ainsi elle s'est déjà penchée sur l'œuvre
de Duke Ellington, d'Ella Fitzgerald ou bien d'Horace Silver
qu'elle n'hesita d'ailleurs pas à inviter sur deux
thèmes à l'enregistrement de l'album dédicace
(édité chez Verve - universal ) Love
and peace, c'est dire…
Dee Dee Bridgewater a choisi Jazz à Vienne, où
comme elle le dit sincèrement, elle se sent chez
elle puisque cela fait la sixième fois qu'elle y
est invitée, pour présenter en avant-première
son nouvel hommage. Elle rend cette fois ci hommage à
un certain Kurt Weil. Ce choix est tout à son honneur
car même si ce musicien est relativement connu pour
son œuvre commune avec Bertold Bretch (l'Opéra
de quat'sous) , peu de ses mélodies sont déjà
« gravées » dans les mémoires auditives de
la plupart des mélomanes habitués au répertoire
de Dee Dee.
Mais comme son prédécesseur de la soirée,
Dee Dee prit le parti elle aussi, de débuter ce concert
avec l'assise de sa formation : Thierry Elliez au piano
et orgue, Thomas Bramerie à la contrebasse et l'indétronable
« Dédé Ceccarelli » à la batterie,
avec lesquels elle interpréta trois chansons qu'Ella
Fitzgerald affectionnait particulièrement comme « Let's
fall in love » ou bien encore « Basin street blues ».
Durant cette première partie on put se convaincre
(s'il en était besoin) du niveau international des
trois frenchies, dont Thierry Eliez paraît être
le maître d'oeuvre ! Fidèle à son tempérament
très alerte Dee Dee se permit même de reprendre
les cris stridents d'un fan du public pour l'inclure dans
un certain « I feel good » totalement improvisé du
grand James Brown (qui embrasa, il y a quelques années,
les gradins de cet amphi.)
Ensuite, la formation s'installa au grand complet pour l'hommage
à Kurt weil, musicien juif Allemand qui émigra
dès 1933 à Paris puis aux Etats Unis pour
fuir le régime nazi. C'est d'ailleurs outre-atlantique
que son nom est le plus connu puisque de nombreux jazzman
ont repris quelques-uns de ses thèmes dont le plus
fameux reste « Mack the knife ». Dee Dee nous avait
averti : « c'est une première… et quelques thèmes
sont en rodage ! ? » mais connaissant son exigence de la
qualité personne n'était dupe. Pourtant l'immanquable
arriva… ce qui, une fois de plus, prouva la sincérité
de cette artiste étonnamment naturelle et à
l'aise dans ce 21e festival : elle dut reprendre un morceau
par erreur de tempo relevé par Thierry Eliez !
Mais ce ne fut pas le seul moment fort de cette seconde
partie de concert puisque le très attendu guitariste
Louis Winsberg, dans un premier temps très discret,
nous fit deux éblouissants chorus, dont le dernier
sur une godin montée cordes nylon spécialement
accordée pour un thème « espanoslave » que
K. Weil avait dû puiser dans les traditionnels chants
manouches, en parcourant les pays de son Europe de l'Est
natale.
En rappel, malgré l'horaire habituel largement dépassé,
Dee Dee et sa formation revinrent pour terminer en beauté
sur un nouveau thème de K. Weil avec un très
original double chorus de Dédé Ceccarelli
et Minimo Gary aux percussions… le troisième étage
de la fusée « Dee Dee 2001» était laché,
et la mise en orbite du satellite « Kurt Weil Jazz » réussie !
François
Gayet
La
première rencontre entre Dee Dee Bridgewater et la
France date de 1973, lors de sa tournée avec le big
band de Mel Lewis / Thad Jones. Onze ans plus tard, elle
s'établit en France et devient une familière
des clubs parisiens, des grands festivals européens
et des médias. Elle participe à de nombreuses
créations, des comédies musicales, des tours
de chant, des émissions télévisées,
et chaque fois, séduit un très large public.
Elle sera mariée un temps à Cecil Bridgewater.
Elle a interprété Billie Holiday dans Lady
Day, Carmen dans Carmen Jazz (à Vienne), Cabaret,
mis en scène par Savary, et rendu hommage à
Ella Fitzgerald, Horace Silver et Ellington. Dans " Kurt
Weil Jazz ", son nouveau projet, on remarquera la participation
de Louis Winsberg (guitare).
http://www.deedeebridgewater.com
http://www.hopper-management.com/dd_bio_f.htm
http://www.ejn.it/mus/bridgewa.htm
http://www.jiubao.com/deedeebridgewater.html

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Mighty
Mo Rodgers
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4
juillet Nuit
du Blues
Lone
Star Shootout
Le
Lone.Star Shootout réunit trois légendes du
blues, natifs de Louisiane : Lonnie Brooks, Long John Hunter
et Phillip Walker. Ces guitaristes et vocalistes, aux styles
différents, sont tour à tour solistes, accompagnés
par des cuivres (saxophone et trompette) et une section
rythmique. Le CD du All Stars, paru sur le label de référence
Alligator, a été primé par l'Académie
du Jazz (Prix Big Bill Broonzy) en tant que meilleur disque
de Blues de l'année 1999.
http://www.alligator.com
http://w3.nai.net/~davecarp/shoot.htm
Mighty
Mo Rodgers
Maurice
" Mighty Mo "Rodgers est né en 1942 dans le quartier
Est de Chicago. Son père tient un club de jazz. Sportif,
il décroche une bourse d'études pour l'Université
mais finalement, il décide de consacrer sa vie à
la musique et part pour Los Angeles, où il produit
un duo de bluesmen. Quelques temps plus tard, il retourne
à l'Université, obtient une licence de philosophie,
et entre aux studios Tamla Motown. En 1999, Mighty Mo Rodgers
enregistre enfin son premier album
qui le propulse aujourd'hui sur le devant des scènes
du monde entier.
http://www.mightymorodgers.com/
http://www.bluethumb.com/vault/vault.cgi?artist|mighty_mo_rodgers
http://www.bishopstock.co.uk/Artists%202001/mighty_mo_rodgers.htm

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The
Blind Boys of Alabama |
8
juillet
The
Blind Boys of Alabama
Les
" Blind Boys" forment un groupe vocal légendaire
du gospel, fondé il y a quatre-vingts ans. A l'occasion
de la sortie de Spirit
of the Century , leur dernier album paru chez Real
World Records, une tournée les a conduit des Etats-Unis
en Europe. Les premiers concerts programmés dans
les villes de New York, Washington, Memphis et Denver ont
déjà rencontré un véritable
succès face à un public enthousiaste et une
critique dithyrambique le plus souvent dans des salles affichant
complet. Cette longue tournée les mènera ensuite
à La Nouvelle Orléans (pendant le festival),
Atlanta, New York, Los Angeles et San Francisco avant l'Europe
où le public viennois se souviendra certainement
très longtemps de ce groupe mythique…
http://www.realworld.on.net/blindboys/
http://www.realworld.on.net/index/flash.htm
http://www.rosebudus.com/blindboys/index.html
Rhoda
Scott
C'est
la première fois que The Barefoot Lady (ainsi surnommée
car Rhoda Scott joue habituellement pied nu sur le pédalier
de l'orgue) apparaîtra à Vienne, depuis que
les soirées gospel ont trouvé leur public
dans le festival, en augmentation croissante. Jonglant entre
un répertoire typiquement jazz ou plus religieux,
Rhoda Scott s'autorise également des intrusions dans
l'arrangement jazz de thèmes issus de la musique
classique, avec une grâce et une joie non dissimulées.
De formation classique (elle a mené ses études
à la Manhattan School of Music de New York) et empreinte
d'une tradition chère à la communauté
afro-américaine, comment pourrait-il en être
autrement ? D'un standard du répertoire à
une composition originale, du gospel aux negro spirituals,
rhoda Scott parcourt l'histoire du jazz avec une vélocité
et une personnalité unique qui caractérisent
sa maîtrise de l'orgue Hammond.
http://users.skynet.be/rhodascott/rhoda.htm
http://listen.to/rhoda.scott

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Toots
Thielemans, Kenny Werner et Dave Liebman |
11
juillet
Brad
Mehldau Trio
Né
en 1970 à Jacksonville, Brad Melhdau débute
le piano à l'âge de 4 ans et suit 10 ans de
formation classique. Après avoir remporté
un prix lors d'un concours organisé par la Berklee
School, il poursuit ses études musicales à
New-York, dans la prestigieuse New School for Social Research,
où il suit les cours de Junior Mance, Kenny Werner
et Fred Hersch. Il joue ensuite avec le quartet de Jimmy
Cobb, tourne aux Etats-Unis et en Europe avec différentes
formations et crée son propre trio. Sa rencontre
avec Joshua Redman en 1994
marque une étape importante. En 1995, il signe son
premier album, chez Warner. Actuellement, considéré
comme le pianiste le plus doué de sa génération,
Brad Mehldau exporte son talent sur tous les continents
de la planète. En trio, il est le plus souvent accompagné
de Larry Grenadier à la basse et de Jorge Rossy à
la batterie.
http://www.wbjazz.com/catalogRelease.cfm?relNum=265
http://www.jazzreview.com/corners243.html
Toots
Thielemans, Kenny Werner et Dave Liebman
La
Belgique sera à l'honneur ce soir avec la venue de
Jean-Baptiste " Toots " Thielemans, harmoniciste belge,
qui siffle et joue de la guitare et de l'harmonica avec
une virtuosité, une verve et une imagination mélodique
exceptionnelles. Pour sa troisième prestation à
Vienne, il sera accompagné de Kenny Werner au piano,
modèle du genre et de Dave Liebman au saxophone,
voix singulière du jazz contemporain. Kenny Werner
et Dave Liebman interviendront aussi dans le cadre des ateliers
de l'Académie du Jazz.
www.tootsthielemans.com
www.kennywerner.com
www.upbeat.com/lieb/

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Rachelle
Ferrell |
12
juillet Soirée
soul / funk
Rachelle
Ferrell
On
se souvient encore du premier concert de Rachelle Ferrell
à Vienne en 1992, lorsque cette nouvelle " jazz diva
", méconnue à l'époque, avait quasiment
volé la vedette à Rickie Lee Jones. Depuis,
Rachelle Ferrell a imposé sa technique vocale impressionnante,
très différente des références
habituelles, riche de qualités rares : un suraigu
surnaturel, un timbre velouté, une tessiture et un
souffle exceptionnels… Elle s'accompagne souvent au piano
et a également étudié le violon avant
de suivre les cours de la célèbre Berklee
School of Music de Boston, où elle a côtoyé
Branford Marsalis, Donald Harrison et Kevin Eubanks. Son
dernier album, entre ballades, hip hop et R'B, explore la
soul music, sa musique de prédilection.
http://www.rachelleferrell.com/home.html
http://hollywoodandvine.com/rachelleferrell/
Marcus
Miller
Le grand
retour de Monsieur Marcus Miller aux affaires cette année
avec la sortie de son nouvel album studio (le premier depuis
6 ans ), M2, enregistré avec une pléiade d'invités
prestigieux (Herbie Hancock, Chaka Khan, Kenny Garett, Maceo
Parker, Wayne Shorter...). Après un concert événement
au Bataclan, Marcus Miller part cet été enflammer
les scènes des festivals de jazz européens.
Les apparitions sur le vieux continent de ce magicien de
la basse électrique se font rares. Son dernier concert
à Vienne en 1997 aux côtés d'Eric
Clapton avait réuni 8.000 spectateurs…
http://www.marcusmiller.com/index.html
http://www.aic.se/basslob/miller/


Jazz
à Vienne 2000
Jazz
http://lejazz.simplenet.com/
http://www.jazzbreak.com/
http://www.chez.com/photinjazz/
