du 29 juin au 13 juillet 2001

21eme édition
Au Théâtre Antique de Vienne


La sélection de Sit'art Mag
des liens, des infos et des chroniques...

  
 
Artiste Date
Dee Dee Bridgewater Ray Brown 3 juillet
Nuit du Blues Lone Star Shootout Mighty Mo Rodgers 4 juillet
Rhoda Scott
The Blind Boys of Alabama
8 juillet
Brad Melhau Trio
Toots Thielemans, Kenny Werner et Dave Liebman
11 juillet
soul / funk Rachelle Ferrell Marcus Miller 12 juillet
http://www.jazzavienne.com Programme complet
 
 

 

 

 

 

 

 

 

Dee Dee Bridegewater

 

 

 

 

3 juillet
Amphi : comble
Temps : lourd et chaud avec quelques gouttes de pluie passagère.

Ray Brown "75 Birthday Tour"

Ray Brown :
contrebasse / Hank Jones : piano / Jeff Hamilton : batterie / James Morrisson : Trompette / Harry Allen : saxo ténor / Melisa Walker : chant

Pour fêter ses 75 ans, Ray Brown réalise une nouvelle tournée internationale et à en voir son tonus et son talent elle n'est en aucun cas à considérer comme une tournée d'adieux … vraie ou fausse d'ailleurs, car avec lui, pas de show biz mais seulement de la Musique.
Pour ce concert, Ray Brown a choisi de faire varier la composition de son orchestre en faisant « tourner » ses musiciens et chanteuse. Ainsi le concert débuta avec la « colonne vertébrale » de sa formation : basse bien sûr, Jeff Hamilton à la batterie et le légendaire Hank Jones (au piano) dont le seul nom évoque tous les géants qu'il a côtoyé (rien que pour le plaisir citons en quelques uns : Benny Goodman, Charlie Parker, Coleman Hawkins, Dexter Gordon, Dizzy Gillespie, Ella Fitzgerald, Lester Young, John Coltrane, Stan Getz ! ! !) et dont le style d'une extrême élégance n'est pas sans rappeler un autre géant et partenaire de Ray Brown : Oscar Peterson.
Comme à l'accoutumé, Ray Brown aime donner la parole à ses acolytes qu'ils soient jeunes ou confirmés et ce n'est qu'au troisième thème qu'il se place réellement en leader en prenant enfin un chorus fidèle à son style : notes très appuyées, glissendos et walking de plomb. Ce mélange de classe et d'humilité est l'apanage des grands, et le dernier standard en trio en fut une nouvelle fois la preuve…
Ray Brown nous distilla malicieusement quelques notes qui formèrent lentement mais surement un « black Orpheus » d'orfèvre. Ensuite vinrent s'ajouter 2 virtuoses du cuivre : James Morrisson à la trompette et trombone et Harry Allen au sax ténor, le premier d'une vélocité à couper le souffle et le second au son et à l'allure, à s'y méprendre, du regretté Stan Getz. Ils interprétèrent deux standard du be-bop et un surprenant « nuages » que n'aurait certainement pas renié Django. Pour finir en sextet, Ray Brown, qui fit chanter tant de divas (dont Dee Dee Bridgwater elle-même, à l'affiche de cette soirée) appela enfin Melisa Walker qui fit preuve d'un grand professionnalisme en interprétant très naturellement entre autres, Tenderly ou encore How insensitive.

François Gayet

Au cours de ses 50 ans de carrière, Ray Brown a joué avec les plus grandes célébrités du jazz : Frank Sinatra, Tony Bennett, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Billie Holiday, Charlie Parker, Lester Young, Oscar Peterson, Dizzy Gillespie, Louis Armstrong… Pour célébrer son 75è anniversaire, Ray Brown invite à ses côtés la vocaliste Melisa Walker, le trompettiste James Morrison et le saxophoniste Harry Allen, épaulés par une solide rythmique formée par Hank Jones (piano) et Jeff Hamilton (batterie).
http://www.hopper-management.com/ray_bio_f.htm
http://www.jazzweekly.com/interviews/brown.htm

 

Dee Dee Bridgewater "Kurt Weil Jazz"

Dee Dee Bridgewater : chant / Nicolas Folmer : trompette / Denis Leloup : trombone / Daniele Scannapieco : sax alto et flute / Thierry Eliez : piano et orgue / Thomas Bramerie : contrebasse / André Ceccarelli : batterie / Minimo Garay : percussions.

« Notre chanteuse Américaine nationale » s'est spécialisée depuis quelques années dans les hommages appuyés aux prestigieux personnages du jazz Américain. On doit reconnaître qu'elle excelle dans cet exercice. Ainsi elle s'est déjà penchée sur l'œuvre de Duke Ellington, d'Ella Fitzgerald ou bien d'Horace Silver qu'elle n'hesita d'ailleurs pas à inviter sur deux thèmes à l'enregistrement de l'album dédicace (édité chez Verve - universal ) Love and peace, c'est dire…
Dee Dee Bridgewater a choisi Jazz à Vienne, où comme elle le dit sincèrement, elle se sent chez elle puisque cela fait la sixième fois qu'elle y est invitée, pour présenter en avant-première son nouvel hommage. Elle rend cette fois ci hommage à un certain Kurt Weil. Ce choix est tout à son honneur car même si ce musicien est relativement connu pour son œuvre commune avec Bertold Bretch (l'Opéra de quat'sous) , peu de ses mélodies sont déjà « gravées » dans les mémoires auditives de la plupart des mélomanes habitués au répertoire de Dee Dee.
Mais comme son prédécesseur de la soirée, Dee Dee prit le parti elle aussi, de débuter ce concert avec l'assise de sa formation : Thierry Elliez au piano et orgue, Thomas Bramerie à la contrebasse et l'indétronable « Dédé Ceccarelli » à la batterie, avec lesquels elle interpréta trois chansons qu'Ella Fitzgerald affectionnait particulièrement comme « Let's fall  in love » ou bien encore « Basin street blues ». Durant cette première partie on put se convaincre (s'il en était besoin) du niveau international des trois frenchies, dont Thierry Eliez paraît être le maître d'oeuvre ! Fidèle à son tempérament très alerte Dee Dee se permit même de reprendre les cris stridents d'un fan du public pour l'inclure dans un certain « I feel good » totalement improvisé du grand James Brown (qui embrasa, il y a quelques années, les gradins de cet amphi.)
Ensuite, la formation s'installa au grand complet pour l'hommage à Kurt weil, musicien juif Allemand qui émigra dès 1933 à Paris puis aux Etats Unis pour fuir le régime nazi. C'est d'ailleurs outre-atlantique que son nom est le plus connu puisque de nombreux jazzman ont repris quelques-uns de ses thèmes dont le plus fameux reste « Mack the knife ». Dee Dee nous avait averti : « c'est une première… et quelques thèmes sont en  rodage ! ? » mais connaissant son exigence de la qualité personne n'était dupe. Pourtant l'immanquable arriva… ce qui, une fois de plus, prouva la sincérité de cette artiste étonnamment naturelle et à l'aise dans ce 21e festival : elle dut reprendre un morceau par erreur de tempo relevé par Thierry Eliez !
Mais ce ne fut pas le seul moment fort de cette seconde partie de concert puisque le très attendu guitariste Louis Winsberg, dans un premier temps très discret, nous fit deux éblouissants chorus, dont le dernier sur une godin montée cordes nylon spécialement accordée pour un thème « espanoslave » que K. Weil avait dû puiser dans les traditionnels chants manouches, en parcourant les pays de son Europe de l'Est natale.
En rappel, malgré l'horaire habituel largement dépassé, Dee Dee et sa formation revinrent pour terminer en beauté sur un nouveau thème de K. Weil avec un très original double chorus de Dédé Ceccarelli et Minimo Gary aux percussions… le troisième étage de la fusée « Dee Dee 2001» était laché, et la mise en orbite du satellite « Kurt Weil Jazz » réussie !

François Gayet

La première rencontre entre Dee Dee Bridgewater et la France date de 1973, lors de sa tournée avec le big band de Mel Lewis / Thad Jones. Onze ans plus tard, elle s'établit en France et devient une familière des clubs parisiens, des grands festivals européens et des médias. Elle participe à de nombreuses créations, des comédies musicales, des tours de chant, des émissions télévisées, et chaque fois, séduit un très large public. Elle sera mariée un temps à Cecil Bridgewater. Elle a interprété Billie Holiday dans Lady Day, Carmen dans Carmen Jazz (à Vienne), Cabaret, mis en scène par Savary, et rendu hommage à Ella Fitzgerald, Horace Silver et Ellington. Dans " Kurt Weil Jazz ", son nouveau projet, on remarquera la participation de Louis Winsberg (guitare).
http://www.deedeebridgewater.com

http://www.hopper-management.com/dd_bio_f.htm
http://www.ejn.it/mus/bridgewa.htm
http://www.jiubao.com/deedeebridgewater.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mighty Mo Rodgers

 

 

 

 

4 juillet        Nuit du Blues

Lone Star Shootout

Le Lone.Star Shootout réunit trois légendes du blues, natifs de Louisiane : Lonnie Brooks, Long John Hunter et Phillip Walker. Ces guitaristes et vocalistes, aux styles différents, sont tour à tour solistes, accompagnés par des cuivres (saxophone et trompette) et une section rythmique. Le CD du All Stars, paru sur le label de référence Alligator, a été primé par l'Académie du Jazz (Prix Big Bill Broonzy) en tant que meilleur disque de Blues de l'année 1999.
http://www.alligator.com
http://w3.nai.net/~davecarp/shoot.htm

Mighty Mo Rodgers

Maurice " Mighty Mo "Rodgers est né en 1942 dans le quartier Est de Chicago. Son père tient un club de jazz. Sportif, il décroche une bourse d'études pour l'Université mais finalement, il décide de consacrer sa vie à la musique et part pour Los Angeles, où il produit un duo de bluesmen. Quelques temps plus tard, il retourne à l'Université, obtient une licence de philosophie, et entre aux studios Tamla Motown. En 1999, Mighty Mo Rodgers enregistre enfin son premier album qui le propulse aujourd'hui sur le devant des scènes du monde entier.
http://www.mightymorodgers.com/
http://www.bluethumb.com/vault/vault.cgi?artist|mighty_mo_rodgers
http://www.bishopstock.co.uk/Artists%202001/mighty_mo_rodgers.htm

 

 

 

 

 

 

The Blind Boys of Alabama

 

 

 

 

8 juillet

The Blind Boys of Alabama

Les " Blind Boys" forment un groupe vocal légendaire du gospel, fondé il y a quatre-vingts ans. A l'occasion de la sortie de Spirit of the Century , leur dernier album paru chez Real World Records, une tournée les a conduit des Etats-Unis en Europe. Les premiers concerts programmés dans les villes de New York, Washington, Memphis et Denver ont déjà rencontré un véritable succès face à un public enthousiaste et une critique dithyrambique le plus souvent dans des salles affichant complet. Cette longue tournée les mènera ensuite à La Nouvelle Orléans (pendant le festival), Atlanta, New York, Los Angeles et San Francisco avant l'Europe où le public viennois se souviendra certainement très longtemps de ce groupe mythique…
http://www.realworld.on.net/blindboys/
http://www.realworld.on.net/index/flash.htm
http://www.rosebudus.com/blindboys/index.html

Rhoda Scott

C'est la première fois que The Barefoot Lady (ainsi surnommée car Rhoda Scott joue habituellement pied nu sur le pédalier de l'orgue) apparaîtra à Vienne, depuis que les soirées gospel ont trouvé leur public dans le festival, en augmentation croissante. Jonglant entre un répertoire typiquement jazz ou plus religieux, Rhoda Scott s'autorise également des intrusions dans l'arrangement jazz de thèmes issus de la musique classique, avec une grâce et une joie non dissimulées. De formation classique (elle a mené ses études à la Manhattan School of Music de New York) et empreinte d'une tradition chère à la communauté afro-américaine, comment pourrait-il en être autrement ? D'un standard du répertoire à une composition originale, du gospel aux negro spirituals, rhoda Scott parcourt l'histoire du jazz avec une vélocité et une personnalité unique qui caractérisent sa maîtrise de l'orgue Hammond.
http://users.skynet.be/rhodascott/rhoda.htm
http://listen.to/rhoda.scott

 

 

 

 

 

Toots Thielemans, Kenny Werner et Dave Liebman

 

 

 

 

11 juillet  

Brad Mehldau Trio

Né en 1970 à Jacksonville, Brad Melhdau débute le piano à l'âge de 4 ans et suit 10 ans de formation classique. Après avoir remporté un prix lors d'un concours organisé par la Berklee School, il poursuit ses études musicales à New-York, dans la prestigieuse New School for Social Research, où il suit les cours de Junior Mance, Kenny Werner et Fred Hersch. Il joue ensuite avec le quartet de Jimmy Cobb, tourne aux Etats-Unis et en Europe avec différentes formations et crée son propre trio. Sa rencontre avec Joshua Redman en 1994 marque une étape importante. En 1995, il signe son premier album, chez Warner. Actuellement, considéré comme le pianiste le plus doué de sa génération, Brad Mehldau exporte son talent sur tous les continents de la planète. En trio, il est le plus souvent accompagné de Larry Grenadier à la basse et de Jorge Rossy à la batterie.
http://www.wbjazz.com/catalogRelease.cfm?relNum=265
http://www.jazzreview.com/corners243.html

Toots Thielemans, Kenny Werner et Dave Liebman

La Belgique sera à l'honneur ce soir avec la venue de Jean-Baptiste " Toots " Thielemans, harmoniciste belge, qui siffle et joue de la guitare et de l'harmonica avec une virtuosité, une verve et une imagination mélodique exceptionnelles. Pour sa troisième prestation à Vienne, il sera accompagné de Kenny Werner au piano, modèle du genre et de Dave Liebman au saxophone, voix singulière du jazz contemporain. Kenny Werner et Dave Liebman interviendront aussi dans le cadre des ateliers de l'Académie du Jazz.
www.tootsthielemans.com
www.kennywerner.com
www.upbeat.com/lieb/

 

 

 

 

 

 

Rachelle Ferrell

 

 

 

 

12 juillet          Soirée soul / funk

Rachelle Ferrell

On se souvient encore du premier concert de Rachelle Ferrell à Vienne en 1992, lorsque cette nouvelle " jazz diva ", méconnue à l'époque, avait quasiment volé la vedette à Rickie Lee Jones. Depuis, Rachelle Ferrell a imposé sa technique vocale impressionnante, très différente des références habituelles, riche de qualités rares : un suraigu surnaturel, un timbre velouté, une tessiture et un souffle exceptionnels… Elle s'accompagne souvent au piano et a également étudié le violon avant de suivre les cours de la célèbre Berklee School of Music de Boston, où elle a côtoyé Branford Marsalis, Donald Harrison et Kevin Eubanks. Son dernier album, entre ballades, hip hop et R'B, explore la soul music, sa musique de prédilection.
http://www.rachelleferrell.com/home.html
http://hollywoodandvine.com/rachelleferrell/

Marcus Miller

Le grand retour de Monsieur Marcus Miller aux affaires cette année avec la sortie de son nouvel album studio (le premier depuis 6 ans ), M2, enregistré avec une pléiade d'invités prestigieux (Herbie Hancock, Chaka Khan, Kenny Garett, Maceo Parker, Wayne Shorter...). Après un concert événement au Bataclan, Marcus Miller part cet été enflammer les scènes des festivals de jazz européens. Les apparitions sur le vieux continent de ce magicien de la basse électrique se font rares. Son dernier concert à Vienne en 1997 aux côtés d'Eric Clapton avait réuni 8.000 spectateurs…
http://www.marcusmiller.com/index.html
http://www.aic.se/basslob/miller/

 

 

 

 

 

 

Jazz à Vienne 2000

Jazz
http://lejazz.simplenet.com/
http://www.jazzbreak.com/
http://www.chez.com/photinjazz/