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Cirque
/ Théâtre
La
Veillée des Abysses (2003)
du
3-12 novembre 2004
Maison de la Danse, Lyon
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une
rubrique de nuit
proposée par James Thiérrée
d’après La vie des abeilles
de Maurice Maeterlinck
auteur,
metteur en scène : James Thiérrée
avec : Gaëlle Bisellach, Raphaëlle Boitel,
Niklas Ek, Thiago Martins, James Thiérrée,
Uma Ysamat
lumière : Jérôme Sabre
son : Thomas Delot
costumes : Victoria Thiérrée, Cidalia da
Costa
régie plateau : Marc Moura, Liliane Boitel
coproduction
: Compagnie du Hanneton, La Coursive-Scène nationale
La Rochelle, Théâtre Vidy-Lausanne E.T.E.
avec
la collaboration de L’Espace des Arts/Châlon-sur-Saône,
Les Halles de Sierre (Suisse), l’Avant Scène
Théâtre de Colombes et l’Opéra
Comique
durée
: 1h15 sans entracte |
Maison
de La danse
8 avenue Jean Mermoz
Lyon 8°
billetterie
04 72 78 18 00
La
Veillée des Abysses commence par l'évocation
de la puissance d'Éole. Aux confins du surréalisme
et du fantastique, des costumes aux musiques, des lumières
aux objets, des artistes aux éléments de
décor qui participent au rêve, tout bouge
et fait bouger la réalité, la met sans dessus
dessous, la malmène, la redresse. Avec une faculté
d'invention rare, James Thiérrée célèbre
dans une joyeuse liberté les noces de l'humour
et de la poésie, mêlant diverses techniques
du cirque et du théâtre. Et l'enchantement
est total, la perfection absolue. Plusieurs interprètes
de la Symphonie du Hanneton sont de la partie, d'autres
viennent se joindre à eux, notamment l'étonnant
danseur et comédien Niklas Ek, frère d'un
autre grand, Mats Ek.
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La
Veillée des Abysses est un spectacle
proposé par James Thiérrée. Après
un parcours dans le milieu du cirque en tant qu’acrobate,
musicien, il devient comédien et fonde sa propre compagnie
La compagnie du hanneton en 1998. Il a notamment
crée en mars dernier avec sa collaboratrice Uma Ysamat
la Symphonie du hanneton. Ses collaborateurs ont
tous plusieurs cordes à leur actif : Gaëlle Bisellach-Roig
est jongleuse et manipulatrice d’objets ; Raphaëlle
Boitel est contorsionniste et voltigeuse ; Niklas Ek est danseur
et comédien ; Thiago Martins est acrobate, danseur
de capoeira ; et enfin Uma Ysamat est soprano, pianiste et
comédienne.
Paré
à l’abordage !
Derrière
un rideau d’organdi le spectateur assiste à une
scène d’outre tombe, des hommes luttent contre
le vent (qui évoque la puissance d’Eole), le
froid, et jettent des lances. Une fois passée la bataille,
des hommes et des femmes habillées de semi-haillons
s’attablent dans une ambiance crépusculaire et
futuriste. Un acteur souffle sur un autre, et ce dernier tombe
de sa chaise.
Trois hommes, trois femmes, avec des airs de pirates, rescapés
de naufrage, dans un décor insolite d’objets
désuets, vieillots : un essieu géant les entraîne
tour à tour dans un jeu de scène, qui dedans,
qui dehors…Une immense grille de fer trône sur
la piste, accolée à un vieux canapé grenat,
d’où les corps trépassent, se mêlent
dans des acrobaties toutes plus réussies les unes que
les autres, mêlant avec humour le thème de l’apparition/disparition.
Les pitreries continuent avec un journal qu’un artiste
commence à lire et qui finit comme un vulgaire chiffon.
Des exploits artistiques pour ce couple de danseurs, elle
en fauve-panthère, lui en gardien de la porte, qui
s’élancent dans une danse-poursuite avec un équilibre
et une souplesse qui relèvent de la prouesse.
Un homme fait des apparitions furtives sur la scène,
au moment de parler il cherche ses mots, absents, et finit
par s’exprimer dans une langue sibylline. Le sens premier
de l’objet est constamment détourné. Le
talent de chacun est mis en valeur dans un solo, ici une femme
hystérique qui joue du piano sur un rocking-chair avec
une partition brûlée, là un homme qui
tente de marcher mais son corps disparaît sous lui…
tous les centres de gravité sont déplacés.
Une nacelle à l’autre bout de la scène
éclaire un homme qui dort dans un hamac suspendu.
Soudain la tempête, le déluge qui gronde, la
folie, chacun part en tous sens et monte sur le mât
pour sauver sa peau, et ce dernier se transforme en voilier,
avec une immense voile blanche gonflée par le vent.
Et la troupe est parée pour de nouvelles aventures.
Entre-temps, pour notre plus grand enchantement, ils nous
auront emmenés dans un univers surréaliste,
fait partager cet univers où se mêlent le théâtre,
la danse, le mime, le jonglage… sans oublier la poésie.
Pour James Thiérrée : « les spectateurs
ont besoin d’être emmenés quelque part
ailleurs. Un endroit où se retrouvent de vagues réminiscences,
des histoires un peu oubliées, des visions imaginées,
des souvenirs enchevêtrés »…
Cendrine
Genin
(novembre 2004)

http://www.maisondeladanse.com
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