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Grandir,
c’est renoncer
Il n’est
pas facile d’avoir treize ans et de quitter son moi enfant,
surtout quand l’adolescence vous surprend au saut du lit.
Evans, le personnage d’Hervé Mestron découvre
du jour au lendemain cette dure réalité : son doudou
disparaît et ses parents lui offrent un nécessaire
à rasage pour son anniversaire. Quand en plus son professeur
de contrebasse lui demande d’abandonner sa chère «
Denise » pour un nouvel instrument plus adapté à
sa taille, c’en est trop et Evans ne sait comment gérer
autant de bouleversements simultanés.
Grandir, c’est
renoncer, nous raconte cet attachant roman. Ce que découvrira
Evans, c’est aussi que ce sont ces renoncements qui lui permettront
de devenir progressivement un homme, et de trouver le petit supplément
d’âme qui lui manquait pour être un bon musicien.
Il comprendra que la tentation de trouver refuge dans l’enfance
est vaine, et qu’il faut accepter de changer, aussi déstabilisant
que cela soit.
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Hervé
Mestron donne avec ce roman une vision très positive
de l’évolution vers l’adolescence et dépeint
avec subtilité les troubles de la fin de l’enfance,
quand l’esprit ne suit pas tout à fait le corps,
et met plus de temps à s’adapter, à s’accorder.
Sa vision n’est pas sans rappeler le livre de Françoise
Dolto, Paroles pour adolescents ou le complexe du homard,
qui décrit cette mue magique et angoissante où
il faut se résoudre à perdre sans savoir encore
ce que l’on va gagner en échange.
Myriam
Gallot
(mars 2008)
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Myriam
Gallot, passionnée de littérature
et de cinéma documentaire de création, exerce actuellement
le métier de professeur de Lettres en lycée, mais
aspire à vivre de l'écriture.
http://lemeilleurdesmondes.blogs.courrierinternational.com/

http://www.syros.fr/nouveautes.asp
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