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Un excellent polar
Voici un premier
roman qui ne manque pas d’atouts !
Neo Dommartin menait, jusqu’au moment où nous faisons
sa connaissance, une vie plutôt agréable dans une ville
du sud de la France. Il est en première, il a deux très
bons et fidèles amis, Fred et Soraya, la belle Soraya dont
il est amoureux sans savoir comment le lui avouer, il est proche
de sa mère Sylviane et il regrette seulement de voir très
rarement son père, Francis, un brillant ingénieur
géophysicien toujours en déplacement pour son travail.
Sa vie douillette bascule lorsqu’il apprend qu’il est
porteur d’un virus inconnu et unique, qui lui occasionne fatigue,
fièvre et troubles de la vision.
Le médecin de la famille, le docteur Grimaldi, surveille
l’évolution du virus et soumet Neo à un protocole
très strict. Il ne doit rien dire à personne et doit
éviter des contacts trop proches avec ses amis. Neo souffre
surtout de ne pas pouvoir leur dire la vérité et de
devoir renoncer à embrasser Soraya ! Son inquiétude
et son stress augmentent lorsqu’il commence à recevoir
d’étranges courriels ou messages téléphoniques,
composés de citations poétiques centrées sur
la mort. Dans le même temps, il trouve aussi étrange
l’attitude de son père, rentré pour quelques
jours et venu soutenir son fils.
Avec Fred,
Soraya et Vicente, un vieux rocker pur jus excellent informaticien,
il mène l’enquête pour connaître l’identité
de son mystérieux correspondant, échappe à
plusieurs agressions, tente de pénétrer dans l’ordinateur
de son père, machine sophistiquée et verrouillée
qui, pense-t-il, l’aidera à percer le mystère
qui l’entoure. Mais il s’affaiblit aussi car le virus
mine peu à peu son énergie.
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Les
virus de l’ombre est
un excellent polar, parfois aussi un roman d’anticipation,
efficace, bien construit, que l’on n’a du mal
à quitter une fois qu’on l’a commencé,
ce qui est bon signe !
On s’attache rapidement aux trois adolescents, unis
par une amitié et un amour très forts, qui décident
de lutter ensemble pour aider l’un d’entre eux.
On est aussi séduit par l’univers virtuel où
Neo doit s’immerger pour les besoins de son enquête
et la puissance et l’interface des machines qu’il
utilise. Beaucoup de suspense, un intérêt qui
ne faiblit pas, sans cesse relancé par de nouvelles
donnes.
Voici donc un roman qui devrait séduire de nombreux
adolescents.
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Catherine
Gentile
(novembre 2006)
Catherine
Gentile est documentaliste, formatrice en littérature
jeunesse, présidente de l'Association du Festival du Livre
de jeunesse et de bande dessinée de la ville de Cherbourg-Octeville
et auteur de Bulles en stock (Bibliographie
sélective et commentée de bandes dessinées,
ed. Cedis, 1999) ; elle a aussi chroniqué littérature
de jeunesse et bande dessinée dans la revue Inter CDI pendant
plus de quinze ans.

www.lenavireenpleineville.fr/
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