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Le
journaliste, le savant, le moustique...
Salué
par la critique comme le “prochain Stephen King”,
le britannique Dean Vincent Carter signe un premier thriller fantastique
efficace ; de facture conventionnelle, The Hand of the
Devil procure cependant les sensations attendues,
grâce à un suspense bien mené mais avant tout
grâce à la présence d’une créature
tout droit sortie d’anciennes légendes, apportant au
roman un aspect mythologique bien exploité : une femelle
moustique à la taille impressionnante, qui se nourrit de
sang non pas pour mieux se reproduire, comme c’est habituellement
le cas dans la nature, mais tout simplement par compulsion…
capable de vider un individu de son sang en quelques instants. Cet
insecte possède aussi la faculté de communiquer avec
les humains et de les soumettre à sa volonté, avec
en tête un seul objectif : retrouver sa forme humaine…
Ashley Reeves, le narrateur, travaille comme journaliste pour le
magazine londonien Missing Link, qui recherche en permanence
des sujets novateurs et de préférence invraisemblables,
tout s’efforçant de conserver une certaine crédibilité
scientifique. Ashley reçoit un jour une lettre énigmatique
de Reginald Mather, un original qui prétend posséder
un spécimen unique : un moustique surnommé la «
Ganges Red », et il souhaite la faire connaître ; il
lui propose de le rejoindre chez lui, sur une petite île du
Lake District...
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La
lettre est évidemment un piège, Mather tient
du dangereux psychopathe qui revêt l’apparence
classique du savant fou, et Ashley survivra miraculeusement
à de nombreux dangers, tout en étant curieusement
aidé par le moustique (aurait-elle un faible pour lui
?). Quand ce cauchemar bien réel s’achève,
le lecteur a vécu avec le narrateur des événements
mouvementés, a fait de macabres découvertes
et a compris qu’il faut apprendre à se fier à
ses premières impressions… Tout est fait (et
bien fait) pour que l’on s’identifie au jeune
journaliste et si aucun des ingrédients requis ne manquent
à l’appel, les événements restent
suffisamment imprévisibles pour happer notre attention…
Une aventure piquante... et palpitante, à conseiller
à des lecteurs aguerris.
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Blandine
Longre
(juin 2006)
Blandine
Longre, agrégée d’anglais, est
l’une des fondatrices de Sitartmag ; rédactrice en
chef depuis mai 1999, elle s’intéresse tout particulièrement
aux écritures contemporaines (francophone, anglophone, asiatique,
orientale etc.), à la littérature pour la jeunesse,
au théâtre (texte et représentation) et aux
relations qu’entretiennent fiction et réel.

http://www.deanvincentcarter.com/
http://www.kidsatrandomhouse.co.uk/
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