Voir
aussi : Service à
tous les étages, Opéra National de Lyon,
juin 2002
Le Toboggan
Centre Culturel de Décines
14,
av. Jean Macé
billetterie 04 72 93 3000
MÉM(N)OIRE
Compagnie
L'Ane à belle
Chorégraphes-interprètes : Annabelle Bonnery,
Nicola Carofiglio
Interstices
de lumière dans une chambre sombre. Il s'agit d'un duo
ayant comme seule source lumineuse une lampe sur scène.
La relation des deux êtres s'établit dans une pénombre
et est créée par cette pénombre. L'obscurité
définit les formes de cette relation et son contenu.
Elle embrasse l'il du spectateur et l'attire vers l'essentiel
(l'intimité, son jardin intérieur).
GROSSE
FUGUE (2001 - 19 mn)
Compagnie Maguy Marin
Pièce pour 4 danseuses
Chorégraphie
: Maguy Marin
Musique : "Grosse Fugue - Opus 133" Ludwig Van Beethoven
Une
danse bouillonnante, effervescente, de quatre femmes sur la
musique de Ludwig Van Beethoven. Une "intrication"
prend corps entre la force de vie surgissant de l'être
féminin et l'état d'enthousiasme et de désespérance
de cette musique.
SOLILOQUE
(1995)
Compagnie
Maguy Marin
Chorégraphie
: Maguy Marin
avec Nadia DUMAS
Soliloque,
comme son nom l'indique, présente une personne seule
à parler. Une personne qui semble ne parler que pour
elle mais laissant jaillir sporadiquement des bribes audibles
d'expressions et de mots. "Banalité d'une situation
souvent rencontrée chez l'homme seul en train de penser".
Toutefois, le fil de sa pensée, ainsi que ses interruptions
ou ses divagations ne peuvent se percevoir qu'avec incertitude
et de temps en temps.
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Le
vendredi 8 mars 2002, le Toboggan consacrait une soirée
Maguy Marin / Annabelle Bonnery avec la présentation
de trois chorégraphies : Mém(n)oire de
la compagnie L'âne à belle, Soliloque de
Maguy Marin, par Nadia Dumas et Grosse Fugue également
de Maguy Marin.
Annabelle
Bonnery monte sa propre compagnie en mars 1988 ;
elle a travaillé auparavant à différents
projets en Espagne et en France, notamment avec JC Gallotta.
Elle nous présente ici une pièce de 15
minutes avec N. Carofiglio.
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Dans la
pénombre, un couple évolue entre la lumière
de l'abat-jour et de la télévision allumée.
C'est un duo qui se cherche dans la nuit après s'être
trouvé dans le jour : danse intense ou chacun se dérobe,
à lui-même et à l'autre. Annabelle Bonnery
y danse avec fougue et intensité.
| Les
deux autres pièces sont des oeuvres de Maguy Marin
et l'on ne présente plus le travail de cette chorégraphe
contemporaine émérite (May
b, Cendrillon...), qui a installé sa compagnie
à Rillieux en 1988. Apres une longue formation dans
le microcosme de la danse, elle trouve son équilibre
en prenant son indépendance. Depuis, elle ne cesse
d'aider et de produire d'autres créateurs afin de
promouvoir la danse. |
©
Gérard Amsellem
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Dans "Soliloque"
Nadia Dumas interprète une femme seule : elle danse en
laissant libre cours aux différents sentiments qui bouillonnent
dans son cerveau ; c'est une gesticulation, une danse débridée,
une continuelle affirmation de oui et de non dans la colère.
Nadia Dumas danse avec une maîtrise parfaite du mouvement
qui traduit tout à fait les hésitations de la
vie.
"Grosse fugue" est une chorégraphie
pour quatre femmes dansant à perdre haleine sur la musique
envoûtante de Beethoven ; le corps est libre et décidé
"à vivre tant que l'on vit ", pour citer
Maguy Marin : pulsions et spontanéité, danse agressive.
La beauté de l'interprétation réside dans
cette course éperdue où les corps se jettent,
une "fugue" - une fuite à toute allure.
C'est à travers ces deux dernières pièces
que l'on reconnaît parfaitement l'empreinte de Maguy Marin
: une danse libérée où le corps est indépendant
de l'esprit.
C.
Genin
(mars 2002)