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avec Emilie Barbe, Philippe Chareyron, Vincent Hermano, Marion Talotti
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Depuis combien de temps n'avez-vous pas ri à gorges déployées
"
Savez-vous
pourtant que
1. les recherches démontrent qu'avoir un air renfrogné
donne à l'individu un air plus malheureux que s'il affichait
un air neutre.
2. le simple fait de sourire permet de se sentir mieux.
3. des scientifiques ont prouvé que sourire déclenchait
des modifications biochimiques dans le cerveau entraînant
une sensation de bonheur.
4. le rire serait, selon le docteur Henri Rubinstein, à
la fois jogging et yoga.
5. quelques minutes de rire par chatouillements, répartis
dans la journée, sont l'équivalent d'au - moins une
heure de culture physique.
6. utiliser l'humour avec discernement garantit une bonne
hygiène mentale et physique.
Quatre
"rat-cteurs" de laboratoire sont enfermés ensemble
dans une cage vitrée et protéiforme pour une double
expérimentation : celle du rire et de l'obscène, leur
rencontre monstrueuse. Ni texte ni rhétorique mais, ici,
un dispositif par fragments: suite discontinue de "sketchs",
performances, mises à nu, voire dissections ou autopsies
du rire. Pendant cette pièce, le spectateur, lui, rit (beaucoup)
au second degré -on lui renvoie d'ailleurs son image. Il
rit de ses propres obscénités, de son voyeurisme,
de son âme de "moqueur de blonde" ou de farceur
lourdaud
Et de son triste sort, il découvre vite l'ironie.
Nous assistons à de multiples déploiements de gorge
sans aucune pitié : avec la blonde espiègle aux yeux
comme deux billes d'acier nous roulant dans la farine, le brun séducteur,
sûr de lui et dictateur en terres du rire à ses heures,
son double bouc-émissaire désespérant son propre
humour, et la brune séductrice, avide, décapante.
| Le
rire, émanation de l'esprit et de ses tours de passe-passe,
s'indique par les tressaillements des muscles, du corps. Aussi
est-ce essentiellement sur ce dernier que les acteurs (s')appuient
avec une folle énergie : visages qui se distordent, fronts
qui buttent sur un mot (d'esprit ?), mimiques convulsées,
écarts de jambes comme des écarts de conduite,
chutes dont on a oublié la blague, équilibres
sur un pied-de-nez grotesque, biceps de foire gonflés
au gaz zygomatique,
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©
Bruno Amsellem
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Plusieurs
mois en résidence aux Subsistances, la compagnie Haut et
Court a observé, noté, volé, biffé,
expérimenté ce qui fait rire chez ses semblables,
ce qui s'impose comme drôle et se retourne comme ob-scène
C'est à dire étymologiquement ce qui ne peut être
montré sur scène. C'est pourtant bien cela qui est
mis en scène (la pièce constitue le deuxième
volet d'un travail sur l'obscénité, un troisième
est en cours). Un "spectacle vivant" si fort et ambigu
qu'il en devient "irracontable". Allez donc, toutes affaires
cessantes, en juger par vous-mêmes.
Jean-Emmanuel
Denave
(février 2002)
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Les
subsistances
Quai Saint-Vincent, Lyon
04 78 39 10 02 |
Au
POLARIS
Les 1er et 2 mars 2002 à 20h30
Avenue de Corbetta 69960 Corbas
04 72 51 45 55
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Les
subsistances
http://www.les-subsistances.com/
Par
la compagnie Haut et Court
http://platte.free.fr/prog4.html
http://www.sitartmag.com/phneutre.htm
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