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Un
sujet encore très délicat…. sauf dans les dîners
!
Comme le titre
de l’ouvrage l’indique clairement, l’auteur part
du postulat que la fellation est le nec plus ultra dans un rapport
intime – loin d’être une pratique secondaire,
accessoire ou utilitaire. Si, pour lui, la fellation est une preuve
d’amour, de confiance et de connivence entre deux partenaires,
l’acte est bien souvent mis hors jeu : la plupart du temps,
la femme ne jouera pas, l’idée étant encore
bien trop tabou (son éducation judéo-chrétienne
pouvant l’expliquer)
mais l’idée, ou le cliché, d’un acte de
soumission reste aussi extrêmement tenace ; l’acte serait
donc à bannir absolument, sous peine de passer pour une petite
chose manipulable à souhait, (du moins c’est ce qu’en
disent certaines féministes post-soixante-huitardes). On
apprend aussi, cas assez rare tout de même, que certains hommes
la refusent, soit parce qu’ils adhèrent aux revendications
féministes, soit, bien souvent, la peur d’être
à la merci de l’autre les retient : les rôles
sont inversés, c’en est presque drôle.
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Gérard
Lenne affirme pourtant que c’est la caresse préférée
de l’homme et en explique la normalité, divulguant
d’autres explications à la question que beaucoup
d’hommes se posent : pourquoi ne veut-elle pas ? (ou,
au contraire, pourquoi ne fait-elle que ça ?)…
nous ne dévoilerons pas les réponses tant
elles sont surprenantes. Ses réflexions et conclusions
se fondent sur des références littéraires
et cinématographiques, l’auteur étant
lui-même critique de cinéma depuis plus de
trente ans.
Un livre aussi instructif qu’amusant parfois et utile
pour celles et ceux qui se posent des questions sur le sujet.
Parce que, quoiqu’on en dise ou en pense, on n’en
parle pas si facilement… mais si le sujet est lancé
lors d’un dîner, comme le raconte Gérard
Lenne, il soulève des passions et fait passer quelques
heures à table ! En revanche, si cela est complètement
rédhibitoire pour vous, ne lisez pas ce livre (du
moins pas le dernier chapitre, véritable leçon
de choses !)
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Apoline
Saybec
(mai 2008)
Apoline
Saybec est historienne de formation. Elle a été
rédactrice en chef d’un mensuel économique puis
généraliste. Journaliste en presse écrite,
elle est passionnée par l’être humain ; elle
aime autant l’histoire que l’actualité, la littérature
que le cinéma, la sociologie que la psychologie... Tout ce
qui permet de comprendre le monde qui l’entoure, de transmettre
ce qu’elle apprend ou ce qu’elle a vécu est le
terreau de son existence. S’évader, rêver, imaginer
au travers des livres… le voyage, dans tous les sens du terme,
est son moteur.

http://www.lamusardine.com/lamusardine/BOU2/bin/lamusardine.cgi
Du même
auteur
Georges Brassens, le Vieil Indien, Albin Michel, 2001
Le cinéma X, Collectif, La Musardine, 2002
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