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Les
vacances d’été arrivant à grands pas,
voici un livre à mettre entre les mains de tous les enfants
qui, comme Violette, n’aiment pas la plage.
C’est
les vacances. Violette et son petit frère Bruno doivent se
dépêcher car Maryse la babysitter est pressée
d’aller rejoindre son amoureux à la plage. Puis Bruno
part jouer avec son copain, laissant Violette seule avec son ennui.
Car Violette n’aime pas la plage. Elle a beau essayer de décalquer
sur le sable les formes que prennent les nuages, la mer vient inexorablement
effacer son oeuvre. Violette se sent plus que jamais « seule,
abandonnée et sans forces » dans un monde «
décidément décevant. Pas solide. Non, pas
solide du tout ». C’est alors que Violette aperçoit
une boîte en bois ballottée par les vagues. De cette
boîte surgit tout un monde, le monde intérieur de Violette,
plein de sensations agréables qui s’assemblent et esquissent
un sourire.
Violette et la boîte de sable pourrait
raconter une trépidante histoire ; Violette est d’ailleurs
prête à découvrir dans cette boîte un
trésor de pirates. Mais Geneviève Brisac opte pour
la description des sensations formidables contenues dans cette boîte
et arrive à en faire une histoire merveilleuse dont la petite
fille est l'héroïne.
A la lecture de ce livre, on ne peut s’empêcher de penser
à Philippe Delerm,
auteur de La première gorgée de bière et
autres plaisirs minuscules (collection l’Arpenteur, Gallimard,
1997) où il célèbre l’art de profiter
des instants de poésie offerts par le quotidien. Dans un
livre moins connu et intitulé Surtout ne rien
faire (collection Zanzibar aux Editions Milan, 1994),
l’auteur, s’adressant à un public plus jeune,
évoquait déjà avec délice les sensations
liées au monde de l’enfance comme voyager sur un planisphère,
choisir un parfum de glace ou, le matin au petit déjeuner,
devenir son bol de chocolat.
Geneviève Brisac met en scène, à travers le
personnage de Violette, le pouvoir qu’a chaque enfant de transfigurer
la réalité en étant ouvert à l’imprévu
et surtout à l’écoute de son imagination et
de ses souvenirs. C’est donc tout naturellement que l’apprenti
lecteur devrait se plonger dans ce livre aux crayonnés doux
et aériens en attendant de plonger dans les vagues.
Louise
Charbonnier
(juin 2004)

du
même auteur
Olga fait une fête (L'Ecole
des Loisirs, 2002)
Pour qui vous prenez-vous ? (L'Olivier,
2001/2002)
http://www.ecoledesloisirs.fr
http://www.auteurs.net/public/actualite/rencontre.asp?d=brisac
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