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De
Kafka et des petites souris
Ce court roman
commence de façon très surprenante et se poursuit
de façon encore plus surprenante. C’est une fable,
dont la morale reste à trouver, qui nous plonge dans un univers
étrange et qui pourtant ressemble au nôtre.
Jean est très, très gentil. Il fait tout ce qu’on
attend de lui, est bon fils, bon camarade, tout cela promet d’être
fort ennuyeux. Heureusement, Jean a deux failles dans cet ensemble
mou : il aime être seul et rêver, et il a une grand
mère voyageuse et fantaisiste.
Un jour, comme une récompense, il est chargé d’un
rôle facile et glorieux pour la fête du village, sort
que tous les enfants lui envient. Il refuse et fait rater la fête.
Colère et indignation du maire et des villageois. Colère
et honte des parents, intervention de l’Etat, des gendarmes,
des juges : il est mis en prison.
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Ce
petit récit kafkaien (qui se termine bien, évidemment)
est une belle énigme sur le thème de la liberté,
de l’obligation de faire ce qu’on attend de vous
et la nécessité de rompre avec celle-ci, quoi
qu’il en coûte, lorsqu’on le juge important.
C’est aussi un récit plein d’humour et
de fantaisie où interviennent bonnes fées (la
grand-mère) et petites souris (un très charmant
personnage de petite souris, à découvrir). On
retrouve là tout l’art de Florence Seyvos pour
construire des récits à la fois graves, tendres
et un peu mystérieux. Les illustrations de Philippe
Dumas illustrent tous ces caractères.
Anne-Marie
Mercier-Faivre
(septembre 2007) |
Anne-Marie
Mercier-Faivre
est
professeure des Universités. Elle enseigne à l'IUFM
de Lyon et à l'Université Lumière-Lyon 2.

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