du 20 juin au 12 juillet 2001
Théâtre Silvia Monfort

texte et mise en scène Philippe Faure
décor Alain Batifoulier
lumière Frédéric de Rougemont

avec Philippe Ogouz, Philippe Faure, Anne-Laure Pommier et Paul Predki.


Théâtre Silvia Monfort
106, rue Brancion 75015 Paris
Réservation 01 56 08 33 88

Comédie nocturne et champêtre où un père et un fils tentent l'impossible ....

Entre père et fils, pas de communication véritable, mais un lien particulier, un mélange de pudeur et de silences accumulés dans le temps, un rapport étrange, anormal pourrait-on dire, avec le langage. Le discours artistique de Philippe Faure dans Il voulait voir naître une étoile filante est structuré autour de ces liens qui existent entre un père et son fils. S'il y a un message, c'est celui de l'incommunicabilité entre eux deux : ils ne parviennent jamais à s'entendre, et ils ont, chaque fois, besoin d'un intermédiaire, la mère.
Un soir d'été, Maurice et Philippe vont se poser au milieu d'un pré, munis d'une table, de deux chaises, de thé, de quelques oranges, d'un cake aux pruneaux. Ils sont venus y passer la nuit entière, espérant voir des étoiles filantes. Avec eux il y a Myriam, jeune fille au pair qui ne comprend pas ce rituel d'un père et de son grand garçon silencieux. Philippe est un autiste en anorak bleu. Ou bien une âme en peine en quête d'un regard, selon l'expression de son père.
Puis, un chasseur débarque. Un chasseur d'étoiles filantes, apparition bizarre qui fait rire la jeune Myriam. Il exerce un métier inhabituel, que seuls connaissent ceux qui se sont retrouvés l'été, la nuit, au milieu d'un pré.
Dès le début, le spectateur se retrouve dans un espace quasi surnaturel, même si le décor nous paraît bien réel. L'air est rempli de fumées blanches qui frissonnent lentement, comme balancées par le vent. Elles dessinent sur le gazon de formidables arabesques qui, par leur mouvement, créent une véritable chorégraphie, donnent au décor un rythme à la fois énigmatique et effrayant. L'on sent déjà le mystère, un mystère que le silence entre le père et le fils, la nuit, la proximité des marécages et l'air frais vont renforcer.
Philippe Faure a créé le personnage de Philippe (simple coïncidence ? l'auteur lui-même ne le sait), l'autiste, qui doit tout transmettre par son corps, par des gestes, des cris ou des sons, des tremblements ou des rires. On devine sa petite voix intérieure, gaie ou triste, on remarque ses automatismes, ses besoins de tendresse ou d'agressivité. Quand la parole est refusée, le reste doit être beaucoup plus vif, plus expressif, et Philippe Faure a parfaitement rendu tout le malheur d'un être que le monde rejette.

Ana Maria Stan

 

Pièce représentée Du 14 au 31 mars 2000
au Théâtre de la Croix Rousse, Lyon

A venir, Les papillons blancs, création de Philippe Faure.
Autre création de Philippe Faure : Les liaisons dangereuses

Le théâtre de la Croix-Rousse, Lyon 4°
renseignements et location : 04 72 07 49 49
http://www.croix-rousse.com/

autre création
http://www.passion-theatre.asso.fr/spectacles/pagesspectacles/FICHE_1365.html