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Théâtre
Silvia Monfort
106, rue Brancion 75015 Paris
Réservation 01 56 08 33 88
Comédie
nocturne et champêtre où un père et un fils
tentent l'impossible ....
Entre
père et fils, pas de communication véritable, mais
un lien particulier, un mélange de pudeur et de silences
accumulés dans le temps, un rapport étrange, anormal
pourrait-on dire, avec le langage. Le discours artistique de Philippe
Faure dans Il voulait voir naître une étoile filante
est structuré autour de ces liens qui existent entre un père
et son fils. S'il y a un message, c'est celui de l'incommunicabilité
entre eux deux : ils ne parviennent jamais à s'entendre,
et ils ont, chaque fois, besoin d'un intermédiaire, la mère.
Un soir d'été, Maurice et Philippe vont se poser au
milieu d'un pré, munis d'une table, de deux chaises, de thé,
de quelques oranges, d'un cake aux pruneaux. Ils sont venus y passer
la nuit entière, espérant voir des étoiles
filantes. Avec eux il y a Myriam, jeune fille au pair qui ne comprend
pas ce rituel d'un père et de son grand garçon silencieux.
Philippe est un autiste en anorak bleu. Ou bien une âme en
peine en quête d'un regard, selon l'expression de son père.
Puis, un chasseur débarque. Un chasseur d'étoiles filantes, apparition
bizarre qui fait rire la jeune Myriam. Il exerce un métier
inhabituel, que seuls connaissent ceux qui se sont retrouvés
l'été, la nuit, au milieu d'un pré.
Dès
le début, le spectateur se retrouve dans un espace quasi
surnaturel, même si le décor nous paraît bien
réel. L'air est rempli de fumées blanches qui frissonnent
lentement, comme balancées par le vent. Elles dessinent sur
le gazon de formidables arabesques qui, par leur mouvement, créent
une véritable chorégraphie, donnent au décor
un rythme à la fois énigmatique et effrayant. L'on
sent déjà le mystère, un mystère que
le silence entre le père et le fils, la nuit, la proximité
des marécages et l'air frais vont renforcer.
Philippe
Faure a créé le personnage de Philippe (simple coïncidence
? l'auteur lui-même ne le sait), l'autiste, qui doit tout
transmettre par son corps, par des gestes, des cris ou des sons,
des tremblements ou des rires. On devine sa petite voix intérieure,
gaie ou triste, on remarque ses automatismes, ses besoins de tendresse
ou d'agressivité. Quand la parole est refusée, le reste doit être
beaucoup plus vif, plus expressif, et Philippe Faure a parfaitement
rendu tout le malheur d'un être que le monde rejette.
Ana
Maria Stan
Pièce
représentée Du 14 au 31 mars 2000
au Théâtre de la Croix Rousse, Lyon
A
venir, Les papillons blancs,
création de Philippe Faure.
Autre création de Philippe Faure : Les
liaisons dangereuses
Le théâtre
de la Croix-Rousse, Lyon
4°
renseignements
et location : 04 72 07 49 49
http://www.croix-rousse.com/
autre création
http://www.passion-theatre.asso.fr/spectacles/pagesspectacles/FICHE_1365.html
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