de Molière
mise en scène Didier Bezace

du 24 avril au 4 mai 2002

avec Pierre Arditi, Christian Bouillette, Gilles David, Agnès Sourdillon, Martine Thinières, Olivier Ythier

au TNP, Villeurbanne

 

en tournée 2002

Marseille du 13 mars au 23 mars 2002
Toulouse
du 27 mars au 6 avril 2002
Chalon sur Saône du 16 au 18 avril 2002
Sceaux
du 15 au 24 mai 2002
Châlons en Champagne
du 28 au 31 ma 2002
Amiens
du 4 au 7 juin 2002
Le Petit-Quevilly
du 12 au 15 juin 2002



L'Ecole des Femmes est une pièce très moderne, dans laquelle se manifeste la vision de Molière sur le mariage, qui, contrairement aux " Maximes " que le barbon fait lire à la jeune fille, et en vertu du droit au choix mutuel, doit apporter le bonheur et non le renoncement, la liberté et non l'obéissance.

La mise en scène de Didier Bezace est austère, situant l'action dans un environnement lugubre de murs délabrés et de clochers qui émergent d'une ville en sous-sol. Tout se passe sur un plan incliné dominant le monde, comme un toit de maison, un microcosme isolé au sein duquel Arnolphe impose son autorité malsaine. Le parti pris est celui d'une version tragique de la comédie rythmée par la sonnerie lugubre des cloches, celui d'un Arnolphe pensif, à la fois ridicule et odieux, qui ne sait pas trouver les mots pour émouvoir et se faire aimer d'une Agnès (A. Sourdillon) faussement ingénue, observatrice souriante en même temps que victime.

Pierre Arditi, entouré d'excellents comédiens jouant dans la nuance et sur toute la gamme des registres théâtraux, incarne en une belle performance la solitude de son personnage, omniprésent et hargneux jusqu'au désespoir, opposant à la fraîcheur impertinente de la jeunesse l'incompréhension jalouse de la vieillesse. On saisit à travers ce spectacle le choc qu'a pu créer la création de la pièce au XVIIème siècle, devant la nouveauté du thème abordé.

F. L.-A./J.-P. L.



TNP, Villeurbanne
04 78 03 30 00

"Le petit chat est mort. - C'est dommage : mais quoi !"
Le vers 461 de L'école des femmes s'en est allé "d'âge en âge pour divertir la postérité", comme dit Boileau. Car, dès la première représentation à Paris sur le théâtre du Palais-Royal, le 26 décembre 1662, L'école des femmes est un immense succès, le plus grand sans doute que Molière ait connu. Le Roi y rit "jusqu'à s'en tenir les côtes" et, preuve incontestable de réussite, les contemporains en prennent ombrage et cherchent querelle à l'auteur.


Claude-Henri Buffard



TNP
http://www.tnp-villeurbanne.com

Didier Bezace
http://www.theatredelacommune.com/francais/directio.htm

Pierre Arditi
http://www.theatredelacommune.com/francais/arditi.htm

La pièce
http://www.theatredelacommune.com/francais/ecole.htm