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Étrange
épreuve du feu que de plus en plus de grands acteurs
simposent (Voir aticle sur Luchini).
Ils se jettent seuls en scène avec pour uniques armes
leur art et des textes quils aiment pour détonnantes
errances intimes. André Dussollier nous offre,
lui, un parcours coup de cur dans la littérature
française. DHugo à Michaux, de Prévert
à Vigny, le comédien nous fait partager en toute
simplicité son goût pour la langue, les mots
et les auteurs. Un moment de partage délicat, avec
celui qui est à la fois le plus classique et le plus
surprenant des comédiens français.
Assistante
: Catherine dAt
Lumières : Jean-Pierre Chupin
Production : Maison de la Poésie / Théâtre
Molière (Paris)
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Le
spectacle en tournée 2003
14 - 25 janvier
Théâtre de la Croix Rousse
à Lyon
28 - 31 janvier
Passage 44 à Bruxelles
1 - 2 Février
Théâtre André Malraux
à Rueil Malmaison
4 -9 Février
Comédie de Picardie à
Amiens
Textes
: Alphonse Allais, Félix Arvers, Charles Baudelaire,
Roland Dubillard, André Frédérique, Sacha
Guitry, Victor Hugo, Alfred Jarry, Abbé de Lattaignant,
Loys Masson, Henri Michaux, Molière, Alfred de Musset,
Jacques Prévert, Arthur Rimbaud, Edmond Rostand, Jean
Tardieu, Paul Verlaine, Alfred de Vigny, Léon Vilbert
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André
Dussollier n’a pas fini de nous étonner... Au cinéma,
à la télévision (récemment sur France
2), le voilà qui revient sur les planches avec le spectacle
Monstres sacrés, sacrés monstres,
montage poétique où il se dévoile lui-même,
puisqu’il a choisi de dire des textes de ses poètes
ou dramaturges préférés, qui certainement lui
ressemblent ; le plaisir qu’il éprouve, il le fait
généreusement partager. L’œil pétillant,
avec humour et finesse, en une diction impeccable, il passe de Dubillard
à Hugo, de Musset à Alphonse Allais, nous faisant
entrer dans l’intimité de ses choix en prenant soin
de ménager quelques transitions naturelles, le tout sur un
rythme alerte et enlevé.
Eclectique comme
son parcours cinématographique, son choix très varié
fait découvrir un personnage multiple : romantique avec Musset,
touchant avec « A Villequier » de Victor Hugo,
il laisse pourtant l’ironie prendre très vite le dessus...
Tout l’intérêt de ce spectacle tient au fait
qu’il aime la poésie, et le fait sentir. Il a la sagesse
de privilégier les textes des plus grands, sans céder
à la tentation de l’hermétisme : mettre la poésie
à la portée de tous, pour faire sortir cet art de
l’oubli.
Evidemment,
cette heure, qui dans sa densité comble les spectateurs,
leur paraît beaucoup trop courte. Après les applaudissements
nourris, il revient tout simplement dire un poème d’Hugo.
Une petite suggestion : le spectacle gagnerait à être
enrichi de quelques intermèdes musicaux...
Françoise
Anthonioz
(janvier 2003)
"
Tout seul, enfin
la liberté
l'exquise liberté "
et le plaisir de dire les vers
de ces auteurs qui me sont chers.
Parfois profonds ou bien légers
d'époques différentes
de styles opposés
depuis longtemps je les fréquente.
Mon plaisir aujourd'hui m'amène
à les faire vivre sur une scène.
Par associations d'idées
ou bien par thèmes
ces textes ou ces poèmes
en vers libres ou bien rimés
surprenants par eux-mêmes
sont ici rassemblés ;
chefs d'uvres singuliers
de mes monstres sacrés.
Avant qu'in extenso
je ne vous les dise
derrière un mot caché
je vous laisse deviner Guitry, Michaux, Prévert,
Hugo, Vigny, Allais,
Dubillard , Arvers
Rostand et Musset. "
André Dussollier

Théâtre
de la Croix-Rousse, Lyon
http://www.croix-rousse.com
http://www.maisondelapoesie-moliere.com/
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