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du 7 au 29 décembre
Théâtre de la Ville
les Abbesses
31 rue des Abbesses
Paris 18e
Théâtre
de la Croix Rousse
Lyon 4°
renseignements et location
04 72 07 49 49
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ASSISTÉ
DE BENJAMIN LAZAR
MUSIQUE JOHANN RICHE
COLLABORATION ARTISTIQUE CÉCILE BON, ANNE FISCHER
LUMIÈRE JOËL HOURBEIGT
DÉCOR MICHEL LAUNAY
AVEC
PHILIPPE FRETUN, DANIEL MARTIN, CLOTILDE MOLLET,
JOHANN RICHE
COPRODUCTION
COMPAGNIE BOOMERANG, THÉÂTRE DE LA VILLE (PARIS),
ESPACE MALRAUX-SCÈNE NATIONALE DE CHAMBÉRY
ET DE SAVOIE, THÉÂTRE JEAN LURÇAT- SCÈNE
NATIONALE (AUBUSSON)
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Au
secours, l’humour revient !
«
Pierre était avant tout un écrivain, il disait
: mon seul métier est l’écriture, le reste n’est
que le service après-vente ». Le spectacle monté
par Michel Didym justifie à lui seul ces mots d’Hélène
Desproges, complice de l’entreprise. Le «service après-vente»
assuré par les adaptateurs, le metteur en scène et
les quatre comédiens-musiciens donne entière satisfaction,
et plus…
Les
textes joués, chantés, proférés sur
scène, souvent inédits, relèvent de genres
différents : poésie, essai scientifique ou moral,
satire, chanson, avec un point commun, l’humour ; et quel
humour ! Depuis longtemps – c’est-à-dire depuis
que le rire consensuel, grossier, formaté ou bien-pensant
règne sur nos scènes et nos antennes – depuis
longtemps donc nous n’avions goûté un humour
aussi décapant, corrosif, provocateur et dévastateur.
Pas grand-chose de correct politiquement, socialement, religieusement
dans ces discours grinçants qui, par-delà le rire,
vont jusqu’à provoquer le malaise et susciter la réflexion.
Pour Pierre Desproges, il n’y avait, il n’y a toujours
pas de sujet tabou : les femmes et les enfants, les juifs et le
nazisme, l’Angélus de Millet et les paysans, les modernités
musicales, le cancer, Dieu, les sportifs… Tout est l’occasion
de rappeler que l’homme n’est pas aussi éloigné
de l’animal qu’on ne le croit, et cela toujours au second
et au énième degré. Les pirouettes clôturant
les scènes rappellent qu’il s’agit essentiellement
d’en rire.
Dans
une mise en scène vive, bondissante, sans temps mort, composée
d’un mélange et d’une alternance toujours justes
de paroles et de musiques, les quatre comédiens-musiciens,
Philippe Fretun, Daniel Martin, Clotilde Mollet et Johann Riche
restituent parfaitement les tonalités pince-sans-rire et
loufoques des textes, enchaînent des colères froides
et des sourires cyniques que l’auteur n’aurait pas désavoués.
Il
paraît que Michel Didym projetterait un second spectacle Desproges.
Nous y serons.
F.
Anthonioz, J-P.Longre
(novembre 2004)

http://www.croix-rousse.com
http://www.theatredelaville-paris.com/
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