TEXTE ET CHANSONS
PIERRE DESPROGES
ADAPTATION
HÉLÈNE DESPROGES
MICHEL DIDYM

MISE EN SCÈNE
MICHEL DIDYM

Théâtre de la Croix-Rousse
Lyon 4e

jusqu'au 1er décembre 2004

 

puis du 7 au 29 décembre
Théâtre de la Ville

les Abbesses
31 rue des Abbesses
Paris 18e

Théâtre de la Croix Rousse
Lyon 4°
renseignements et location
04 72 07 49 49

ASSISTÉ DE BENJAMIN LAZAR
MUSIQUE JOHANN RICHE
COLLABORATION ARTISTIQUE CÉCILE BON, ANNE FISCHER
LUMIÈRE JOËL HOURBEIGT
DÉCOR MICHEL LAUNAY

AVEC
PHILIPPE FRETUN, DANIEL MARTIN, CLOTILDE MOLLET, JOHANN RICHE

COPRODUCTION
COMPAGNIE BOOMERANG, THÉÂTRE DE LA VILLE (PARIS), ESPACE MALRAUX-SCÈNE NATIONALE DE CHAMBÉRY ET DE SAVOIE, THÉÂTRE JEAN LURÇAT- SCÈNE NATIONALE (AUBUSSON)

 

Au secours, l’humour revient !

« Pierre était avant tout un écrivain, il disait : mon seul métier est l’écriture, le reste n’est que le service après-vente ». Le spectacle monté par Michel Didym justifie à lui seul ces mots d’Hélène Desproges, complice de l’entreprise. Le «service après-vente» assuré par les adaptateurs, le metteur en scène et les quatre comédiens-musiciens donne entière satisfaction, et plus…

Les textes joués, chantés, proférés sur scène, souvent inédits, relèvent de genres différents : poésie, essai scientifique ou moral, satire, chanson, avec un point commun, l’humour ; et quel humour ! Depuis longtemps – c’est-à-dire depuis que le rire consensuel, grossier, formaté ou bien-pensant règne sur nos scènes et nos antennes – depuis longtemps donc nous n’avions goûté un humour aussi décapant, corrosif, provocateur et dévastateur. Pas grand-chose de correct politiquement, socialement, religieusement dans ces discours grinçants qui, par-delà le rire, vont jusqu’à provoquer le malaise et susciter la réflexion. Pour Pierre Desproges, il n’y avait, il n’y a toujours pas de sujet tabou : les femmes et les enfants, les juifs et le nazisme, l’Angélus de Millet et les paysans, les modernités musicales, le cancer, Dieu, les sportifs… Tout est l’occasion de rappeler que l’homme n’est pas aussi éloigné de l’animal qu’on ne le croit, et cela toujours au second et au énième degré. Les pirouettes clôturant les scènes rappellent qu’il s’agit essentiellement d’en rire.

Dans une mise en scène vive, bondissante, sans temps mort, composée d’un mélange et d’une alternance toujours justes de paroles et de musiques, les quatre comédiens-musiciens, Philippe Fretun, Daniel Martin, Clotilde Mollet et Johann Riche restituent parfaitement les tonalités pince-sans-rire et loufoques des textes, enchaînent des colères froides et des sourires cyniques que l’auteur n’aurait pas désavoués.

Il paraît que Michel Didym projetterait un second spectacle Desproges. Nous y serons.

F. Anthonioz, J-P.Longre
(novembre 2004)

http://www.croix-rousse.com

http://www.theatredelaville-paris.com/