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Am
Stram Gram présente une nouvelle aventure et
un magnifique défi pour Dominique Catton
: seul comédien sur scène, il incarne pour
nous Sir Archibald Léopold Ruthmore, distingué
savant britannique emporté dans une extravagante
expédition, soutenu par la folle idée de
révéler au monde entier l'existence des
Derniers Géants vivants sur la planète...
Un acteur entouré de sons et d'images, d'ombres
et de lumières, plongé dans une aventure
étonnante.
Illustrations
François Place
pour
tout public à partir de 11 ans
durée 1 heure
Théâtre
des Jeunes Années
Lyon 9°
renseignements et location
04 72 53 15 15
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La
pièce en tournée
du 25 au 27 mars 2003
L'AMPHITHEATRE
F-38800 Pont-de-Claix
du
1er au 4 avril 2003
THEATRES-EN-DRACENIE
F-83300 Draguignan
le
9 avril 2003
ESPACE MONCOR
CH-1752 Villars-sur-Glâne
du
20 au 22 mai 2003
Théâtre Benno Besson
CH-1400 Yverdon
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Une grande voile
blanche, quelques planches en guise de jetée, des bruits
de mer et de vent du large, et nous voilà partis avec Sir
Archibald Léopold Ruthmore vers le pays des géants,
avec pour seule preuve de leur existence une énorme dent.
L’Inde, la Birmanie, le fleuve Noir, la jungle et ses fauves,
les coupeurs de têtes... Archibald, conservant en toute circonstance
son imperturbable flegme britannique, franchit tous les obstacles,
affronte tous les dangers, perd tous ses compagnons, et réalise
finalement son rêve : rencontrer les derniers géants,
neuf êtres doux et hospitaliers, aux voix harmonieuses, aux
étranges tatouages, qui le prennent en affection et sur lesquels
il se livre à des observations soigneusement consignées
dans ses précieux carnets.
Ce sont ces
carnets qui, publiés après le retour d’Archibald
en Angleterre, perdront ses amis les géants. La « civilisation
», dominée par les lois du commerce, du progrès
et de la science, aura raison d’eux, ce qui laissera notre
explorateur désespéré d’avoir cédé
à la tentation de la notoriété.
Une histoire
prenante, que François Place avait publiée
en 1992, et que raconte et joue ici, seul sur scène avec
quelques accessoires et quelques images projetées sur la
voile-écran, le comédien Dominique Catton.
Avec un mélange bien dosé de sobriété
(place aux rêves, à l’imagination, aux grands
espaces) et de présence signifiante (gestes et postures symboliques,
quelques envolées dramatiques), il déroule les péripéties,
suscitant une diversité d’émotions, un échantillonnage
de sentiments dans lesquels le public peut puiser à sa guise,
en fonction des dispositions d’esprit et de l’âge.
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Car
Les derniers géants peut être vu comme
une belle et triste histoire de gentils monstres éliminés
par les hommes, comme un conte philosophique dans la tradition
du XVIIIème siècle, comme une fable sur la destruction
de la nature (les géants figurant la vie des quatre
éléments naturels, inscrite dans leur corps,
gravée sur leur peau), comme l’exaltation des
grandes explorations, comme la stigmatisation des grandes
découvertes à prétention scientifique,
comme un joli spectacle pour enfants et adultes... et finalement
tout cela à la fois.
Jean-Pierre
Longre
(février 2003) |

Par
la même compagnie : Le
petit violon
http://www.regart.ch/amstramgram/
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