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Les
petits riens
Dans
son grand désordre, Emilienne vit avec son chat Daguerréotype
et des petits démons-lutins cocasses et mutins. Elle reçoit
la visite de Sylvania, une amoureuse de l’ordre qui passe
son temps à tout ranger chez elle et qui ne comprend pas
les fourbis de sa voisine : «Emilienne, ça fait
sale ! ».
Au fil des jours, Emilienne se questionne, et ses soupirs sont de
plus en plus fréquents, elle se décide à ranger
mais au dernier moment elle préfère profiter des bonheurs
de la vie, flâner, ramasser des fleurs… Pourtant, elle
se décide à consulter « le livre des soupirs
» de sa grand-mère « de six à huit
soupirs… » Et... elle range… «
Rassembler les livres, ceux avec des images d’un coté
et ceux où il n’y en a pas de l’autre…
»
Quelque peu déprimée, elle décide de rendre
visite à son ami Mitch, et lui pose enfin la question qui
la hante : « Comment fais-tu pour que tout soit en ordre
dans ta maison ? » ; «Peut-être que j’aime
les objets ! » lui répond Mitch, stoïque.
Et de lui raconter l’extraordinaire histoire de ce galet qui
a fini sur sa cheminée après avoir vécu plusieurs
vies.
Dans
l’ombre de sa grand-mère, Emilienne nettoie toute la
maison avec ardeur : « mes vieux jouets, je les lave au
shampoing doux… les livres font connaissance avec leurs nouveaux
voisins : on les entend même murmurer ». Arrive
le grand jour où Emilienne, fière, peut enfin inviter
ses deux amis. Mais pas de Sylvania, Emilienne inquiète va
sonner chez son amie et découvre alors son grand secret…
Attristée, elle se confie à Mitch, mais Sylvania vient
s’excuser en proposant de venir continuer la fête chez
elle et d’y mettre « le grand désordre !
».
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C’est
toujours un réel bonheur d’entrer dans l’univers
de Kitty Krowther. Ce travail intimiste mêle les drames
et les douleurs du quotidien aux grands tourments de la vie.
Comme si tout était dans les petites choses et les
petits plaisirs. A travers des personnages un brin fantasque,
Kitty Crowther dresse le portrait de chacun, tels des instantanés
de vérité. Les couleurs estompées, crayonnées,
sont en harmonie avec la douceur de l’écriture.
Des touches ça et là tendres et humoristiques.
Des fils qui relient chacun dans une pudeur infinie.
Kitty Crowther nous parle de la vie avec un regard toujours
délicat, et c'est d’une grande et profonde humanité.
Touchant.
Cendrine
Genin
(janvier 2006) |
Cendrine
Genin,
après des études de philosophie et de lettres, a suivi
une formation de libraire ; une passion totale pour la littérature
jeunesse ainsi que pour la danse l’ont incitée à
collaborer à Sitartmag, depuis 2000 ; l'écriture est
son autre domaine de prédilection et elle compte pouvoir
prochainement faire partager son univers à de jeunes lecteurs.
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