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Quand
l’animation suscite l’envie de lire
À
l'origine des éditions CoRRidor, il y a une association éponyme
créée en 2002 par François Cadot et Sandrine
Héritier, ayant pour objectif d’initier les enfants
aux techniques du cinéma d’animation en milieu scolaire.
Forts de cette expérience sur le terrain, les deux compères
décident en 2005 de fonder leur propre studio de production
et d’édition, et donnent naissance à la collection
Un p’tit court et puis…, des livres-DVD «
pour aider les enfants à grandir ».
Qu’apporte,
selon vous, l’animation sur CD à l’histoire sur
papier ?
François
Cadot : Nous venons du cinéma d'animation et ce
choix de rapprocher le court-métrage de l'édition
est de permettre à un public plus large d'avoir accès
à des films d'auteur qui ne sont visibles que dans les festivals
de court-métrage. C'est pourquoi nous proposons cette collection
Un p'tit court et puis…, dont chacun des livres associera
le livre illustré et le film d'animation sur support DVD.
Comment
vous situez-vous dans le panorama de l’édition Jeunesse
actuel ?
On a du mal
à se situer dans la mesure où nous proposons quelque
chose de nouveau. On se voit plutôt comme un pont qui ferait
le lien entre l'image animée via la télé et
le livre. On espère que cette collection permettra aux enfants
de garder un contact, ou même de les ramener vers la lecture
à une époque ou le télévisuel prend
une place de plus en plus importante.

Premier
ouvrage paru, L’enfant sans bouche
de Pierre-Luc Granjon, raconte l’histoire
d’un enfant mutique, qui ne communique ni avec ses parents,
ni avec le chat et le chien qui l’entourent. Un beau
jour, le chien rapporte un lapin dans sa gueule, un lapin
avec de grandes oreilles pour écouter l’enfant
sans bouche. Ce dernier va, progressivement, « prendre
conscience de l’influence que peut avoir sa propre existence
» sur les autres et « accepter de participer
à la vie, tout simplement».
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Quelle
est votre ligne éditoriale ?
Les histoires
sélectionnées abordent des thèmes qui
ont pour but d'aider les enfants à grandir en s'identifiant
aux personnages.
Dans un premier temps, le livre est là comme support
physique à l'histoire, l'enfant fait connaissance avec
les personnages et avec le texte s'il sait déjà
lire, pour aller dans un deuxième temps vers le film,
qui donnera vie à l'histoire avec l'arrivée
de la couleur, du mouvement, des bruitages et la voix narratrice.
Le film est aussi le moyen pour l'enfant de comparer l'histoire
construite dans son imaginaire à l'aide du livre avec
celle proposée par l'auteur, et d'analyser (à
son niveau) la compréhension qu'il a eue de sa lecture.
Pour les enfants qui apprennent à lire, c'est un moyen
de mémoriser l'histoire du film et d'aller à
la découverte des mots grâce aux illustrations.
propos
recueillis par Maïa Brami (juillet 2006) |
Née
en 1976, Maïa Brami
est écrivain — pour petits, moyens et grands! —
et journaliste. En parallèle aux ateliers d'écriture
dans les écoles et lycées, elle anime une chronique
hebdomadaire sur la littérature Jeunesse dans l'émission
Au fil des pages, diffusée sur les ondes de RCF.
Après un premier roman, Vis ta vie Nina (Grasset
Jeunesse, Prix Chronos 2002) elle a reçu en juin 2005 le
Prix Matti Chiva de l'Institut Danone pour un album, Goûte
au moins! (éditions Circonflexe).
Derniers titres paru : Mon arbre ami illustré par
Ingrid Monchy (Les albums Duculot, Casterman, 2005) et un roman,
Norma (Folies d'Encre, 2006)

www.editions-corridor.fr
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