|
| Avec
Nazareth Agopian, Grégory Gouban, Eddy Letexier, Karim
Qayouh, Antoine Roux, Radha Valli
Scénographie
Stéphanie Mathieu
Lumière Bruno Marsol
Son Isabelle Fuchs
Costumes Cara Benassayag
Régie Générale Manuela Mangalo
Coproduction
Théâtre Les Ateliers.Lyon / Centre Dramatique
National des Alpes
Le texte est publié aux éditions Christian Bourgois
Théâtre
Les Ateliers
5, rue du petit david
69002 Lyon
réservations 04 78 37 46 30
|
la
grille de lecture et le rythme vaudevillesque transforment
ces folles histoires. Si les portes claquent, c’est
pour nous conduire à toute vitesse vers une fin étonnante
: les tours ont de drôles de destins…
De son vrai nom Raul Damonte Botana, Copi est né
à Buenos Aires en 1939 et est mort à Paris
en 1987, à l'âge de quarante-huit ans. Il écrivait
des romans insensés et, pour le théâtre,
des pièces où se retrouvent la dérision
de ses dessins et leur générosité d'âme.
Il est apparu pour la dernière fois sur scène
à Paris en 1983 dans le Frigo.
|
L’efficacité
d’un gros mot
Rien
de prévu pour le réveillon 1976-77 ? Luc (Eddy Letexier)
et Jean (l’impressionnant Nazareth Agopian), couple d’homosexuels
en crise, non plus. Si vous aimez la vulgarité, les métaphores
culino-sexuelles, les caricatures outrancières, si vous aimez
jouer avec la nourriture dans une cage aux folles plus stupide que
nature, invitez-vous donc chez eux ! Vous partagerez cette expérience-limite
pour clowns gays avec Micheline (Grégoire Gouband), travesti
mythomane, Ahmed (Karim Qayouh), Arabe avic l’exant, et Daphnée
(Radha Valli), jolie cruche pleine d’acides. Les tabous n’ont
qu’à bien se tenir, comme les vieilles lettres françaises…
Enfin, il ne se passera peut-être rien, peut-être beaucoup
de choses, mais Emmanuel Daumas, metteur en scène de cette
folle soirée, mise sur la dinguerie générale
pour vous faire entrer dans la dissidence. Portée par l’énergie
de comédiens déjantés, cette pièce déjantée
de l’argentin déjanté Copi s’avère
hélas trop longue, trop purement déjantée,
et trop bruyante trop tôt, pour emporter son spectateur à
bon port, dans une Tour de la Défonce déjantée,
pas loin du Marais, encore moins du désert de Priscilla.
Une performance dynamique qui vous arrachera au moins quelques sourires,
et cela sans déranger vos neurones.
Nicolas
Cavaillès
(janvier 2006)

Théâtre
Les Ateliers
http://www.theatrelesateliers-lyon.com
http://www.christianbourgois-editeur.fr/auteurs/fiche-auteur.asp?num=51
|