La Tour de la Défense
de Copi
mise en scène Emmanuel Daumas

Théâtre des Ateliers, Lyon
6 - 29 janvier 2006

 

 

Avec Nazareth Agopian, Grégory Gouban, Eddy Letexier, Karim Qayouh, Antoine Roux, Radha Valli

Scénographie Stéphanie Mathieu
Lumière Bruno Marsol
Son Isabelle Fuchs
Costumes Cara Benassayag
Régie Générale Manuela Mangalo

Coproduction Théâtre Les Ateliers.Lyon / Centre Dramatique National des Alpes
Le texte est publié aux éditions Christian Bourgois

Théâtre Les Ateliers
5, rue du petit david
69002 Lyon
réservations 04 78 37 46 30

la grille de lecture et le rythme vaudevillesque transforment ces folles histoires. Si les portes claquent, c’est pour nous conduire à toute vitesse vers une fin étonnante : les tours ont de drôles de destins…
De son vrai nom Raul Damonte Botana, Copi est né à Buenos Aires en 1939 et est mort à Paris en 1987, à l'âge de quarante-huit ans. Il écrivait des romans insensés et, pour le théâtre, des pièces où se retrouvent la dérision de ses dessins et leur générosité d'âme. Il est apparu pour la dernière fois sur scène à Paris en 1983 dans le Frigo.

L’efficacité d’un gros mot

Rien de prévu pour le réveillon 1976-77 ? Luc (Eddy Letexier) et Jean (l’impressionnant Nazareth Agopian), couple d’homosexuels en crise, non plus. Si vous aimez la vulgarité, les métaphores culino-sexuelles, les caricatures outrancières, si vous aimez jouer avec la nourriture dans une cage aux folles plus stupide que nature, invitez-vous donc chez eux ! Vous partagerez cette expérience-limite pour clowns gays avec Micheline (Grégoire Gouband), travesti mythomane, Ahmed (Karim Qayouh), Arabe avic l’exant, et Daphnée (Radha Valli), jolie cruche pleine d’acides. Les tabous n’ont qu’à bien se tenir, comme les vieilles lettres françaises… Enfin, il ne se passera peut-être rien, peut-être beaucoup de choses, mais Emmanuel Daumas, metteur en scène de cette folle soirée, mise sur la dinguerie générale pour vous faire entrer dans la dissidence. Portée par l’énergie de comédiens déjantés, cette pièce déjantée de l’argentin déjanté Copi s’avère hélas trop longue, trop purement déjantée, et trop bruyante trop tôt, pour emporter son spectateur à bon port, dans une Tour de la Défonce déjantée, pas loin du Marais, encore moins du désert de Priscilla. Une performance dynamique qui vous arrachera au moins quelques sourires, et cela sans déranger vos neurones.

Nicolas Cavaillès
(janvier 2006)

Théâtre Les Ateliers
http://www.theatrelesateliers-lyon.com

http://www.christianbourgois-editeur.fr/auteurs/fiche-auteur.asp?num=51