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du
même auteur :
The
Frozen Deep (Hesperus Press, 2004)
Who
killed Zebedee ? (Hesperus Press, 2002)
William Wilkie
Collins est, si l'on se réfère au nombre de traductions proposées,
encore mal connu en France, contrairement à son ami Charles
Dickens ; il fut néanmoins l'un des romanciers britanniques
les plus populaires à partir des années 1860. Ses romans appartiennent
à un genre considéré comme subalterne au 19ème siècle : le roman
à sensation ("the sensation novel"), dont Collins fut le maître
incontestable. Les critiques de l'époque y voyaient un "sous-genre"
littéraire et affirmaient que les personnages y étaient subordonnés
à l'intrigue et que certains d'entre eux étaient moralement trop
ambigus pour faire de Collins un auteur respectable*.
Aujourd'hui,
WW Collins est reconnu comme écrivain à part entière, et on peut
affirmer qu'il fut l'un des premiers à poser les bases du roman
policier tel qu'on le connaît actuellement. Selon T.S. Eliot, The
Moonstone est "le premier et le plus grand des romans policiers
anglais."
Dans les plus remarquables de ses romans tels que The Moonstone,
(Pierre de Lune), The Woman in White (La Dame en
Blanc) et No Name (Sans Nom), on retrouve un goût
prononcé pour le mystère, le crime, les intrigues complexes, les
enquêtes tortueuses et le thème de la perte d'identité ; on y trouve
aussi, subtilement mêlés, réalisme et romance : les thèmes abordés
permettent d'avoir une vision concrète des problèmes sociaux et
moraux de l'époque victorienne, et pour les personnages principaux,
souvent victimes d'une société oppressante et faussement respectable,
tout est souvent bien qui finit bien, ou presque.
En outre, WW Collins multiplie les points de vues en variant les
techniques narratives, en particulier dans The Woman in White
(style épistolaire, journaux intimes ou narrateur omniscient),
des nouveautés stylistiques qui inspirèrent nombre
de ses contemporains.
Pour toutes
ces raisons, la popularité de ces romans, souvent d'abord publiés
en épisodes (entre autres The Woman in White, publié en 1859
par Charles Dickens dans son magazine All the Year Round)
fut immense, et aujourd'hui encore, véritables "page-turning
reads", ils n'ont rien perdu de leur vigueur narrative et du
suspense habilement bâti par l'écrivain.
B.Longre
(mai 1999)
* Collins, en
effet, n'a jamais cherché la "respectabilité", ni dans son oeuvre,
ni dans sa vie privée. Au contraire, il la combattait par ses romans,
et dans sa vie privée, en dehors des conventions victoriennes, il
entretenait deux maîtresses dont il avait des enfants illégitimes.
Romans
indispensables :
The Woman in White, 1860 (Penguin)
(La Dame en Blanc, ed. Phebus,1998)
No Name, 1862.
(Sans Nom, ed.Phebus)
Armadale, 1866
(Armadale, ed.Phebus)
The Moonstone, 1868
(Pierre de Lune, ed Phebus)
Man and Wife, 1870
The Law and the Lady, 1875

La plupart
des romans de WW Collins peuvent être lus en ligne, en version originale
http://onlinebooks.library.upenn.edu/
sites consacrés
à l'auteur:
http://www.deadline.demon.co.uk/wilkie/wilkie.htm
http://www.rightword.com.au/writers/wilkie/
Quelques
critiques et analyses en ligne :
http://endeavor.med.nyu.edu/lit-med/lit-med-db/webdocs/webdescrips/collins190-des-.html
(Armadale)
http://endeavor.med.nyu.edu/lit-med/lit-med-db/webdocs/webdescrips/collins164-des-.html
(The Moonstone)
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