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Sur la scène, des boîtes rectangulaires
et, entre elles, une jeune femme qui danse, qui court, qui les ouvre
et en fait sortir d’étranges marionnettes avec lesquelles
un dialogue s’amorce ; ces marionnettes, peu à peu,
prennent vie pour devenir de véritables êtres humains,
étrangement désarticulés parfois, mais bien
vivants. Tout se passe alors, en tableaux successifs, entre les
trois personnages.
La magie du spectacle mêle la poésie,
la musique, le mime, le ballet, la vidéo, les jeux de lumière,
d’étonnantes performances physiques, et chaque geste,
chaque attitude relèvent de la recherche du monde intérieur,
d’une quête obsessionnelle de ce qui se cache dans les
corps et dans la mémoire (le traumatisme de la maison incendiée,
notamment).
Le metteur en
scène Philippe Genty et la chorégraphe Mary Underwood
savent magistralement jouer avec l’espace, et mettre les trois
comédiens (Christian Hecq, Scott Koeler et Alice Osborne)
en état d’apesanteur. Boliloc
est un vrai spectacle visuel : un grand sens de la plastique, une
architecture élaborée, une coordination parfaite.
Françoise
Anthonioz
(janvier
2008)

http://www.celestins-lyon.org/
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