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La réédition
de ces faces fait honneur à cette figure emblématique
de la soul louisianaise, originaire de Bâton Rouge, et qui
ne rencontra jamais le succès escompté au vu de ses
qualités de chanteur hors pair.
Ces titres enregistrés pour les labels Jewel et Whit
entre 1966 et 1971 sont tout simplement les meilleurs de ce chanteur
à la voie de ténor d'une sensualité rare, chaude
et enveloppante, atteignant des sommets sur le déchirant
soulblues mineur Have a heart : point d'orgue d'un CD captivant
de bout en bout ; alternant avec le même bonheur et la même
implication entre blues, funk et ballade, Bobby Powell a été
formé dès son plus jeune âge à l'école
du Gospel, influence indéniable et indélébile
chez ce chanteur aveugle, porté par une section rythmique
des plus bluesy sur ce disque riche en émotion ; à
commencer par le blues CC rider rehaussé d'un chur
féminin, le funk Love man (qui n'est pas sans rappeler
les Nevilles brothers), Question '71 imprégné
de Swamp blues, les reprises de Funky broadway (Wilson Pickett)
rageuse et entraînante et A Hard day's night (John
Lennon) transformé en un morceau de Soul hyper-puissant aux
arrangements d'un rare dynamisme.
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Enfin
Why,
un morceau brut de décoffrage à la rytmique
moite, et encore le blues rapide I gonna leave you
à l'imaginatif accompagnement de guitare.
De la
Southern Soul de première facture, prise de son brute,
riffs de guitare accrocheurs, l'amateur de soul autant que
celui de blues trouvera son compte sur ce CD d'un Bobby Powell
retourné à son premier amour, le gospel.
Régis
(avril 2002)
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