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Une
suite possible ?
Si certains
tomes précédents de cette série s’étaient
avérés un peu décevants par rapport
à la belle surprise qu’avait été
le premier roman (Bjorn le morphir),
ce volume qui clôt l’épisode des enfers
est une réussite. On y retrouve les personnages qui
accompagnent le héros dans sa quête, hétéroclites
comme il se doit. La belle Sigrid, fiancée de Bjorn
est toujours aussi courageuse et aimante, et Bjorn souffre
pour elle mille maux ; ses autres compagnons ne manquent
pas d’humour et agissent parfois de façon imprévisible,
ce qui renouvelle l’intérêt.
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Ici, ils arrivent
enfin au royaume de Mamafidjar, personnage gigantesque et monstrueux,
mais terriblement fleur bleue (ce qui le rend très dangereux).
La peinture du monde des enfers, où les morts côtoient
les vivants dans une ville gigantesque et en perpétuelle
expansion, a beaucoup d’allure, avec de la poésie parfois
et des trouvailles. La plupart du temps, les héros sont prisonniers,
tantôt dans un bateau, tantôt dans un cachot, et c’est
une bonne chose : l’action se resserre autour de petits événements,
de rencontres, de suspens, de méditations (pas trop longues,
qu’on se rassure) et de moments de terreur qui donnent à
Bjorn une belle stature héroïque, physique et morale.
La fin du roman échappe aux conventions du genre. En effet,
si la mission (sauver le prince Sven) est bien accomplie, on découvre
qu’elle se révèle d’une nature assez problématique,
ce qui fait imaginer une suite possible à cette série.
Anne-Marie
Mercier-Faivre
(février
2008 )
Anne-Marie
Mercier-Faivre
est
professeure des Universités. Elle enseigne à l'IUFM
de Lyon et à l'Université Lumière-Lyon 2.

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