du 6 au 14 janvier 2006
au Théâtre de l’Iris, Villeurbanne

Le Bar de l’étoile rouge
Théâtre musical

 

Théâtre de l’Iris
331 rue Francis de Pressensé
69100 Villeurbanne
Métro Cusset
04 78 68 86 49

avec
Les Chœurs De L’armée Du Rouge
Direction artistique : Pierre Delorme

avec Matthieu Côte, Pierre Fayet, Sylvie Gantner, Amélie Lacaf-Moriquand, Gérald Lapalus Aurélie Negrier, Joan Saissac

Durée 1h15

 

Musique et comédie

Autour de la table centrale du Bar de l’Etoile rouge, de longue tradition prolétarienne, se réunissent les membres bien typés d’une même famille : la patronne du bistrot, gardienne de la mémoire paternelle et militante, entichée d’un moujik au regard fixe et à la mine poutinienne ; le beau-frère arriviste et goujat, son épouse catho-frustrée et leur fils, adolescent boudeur et encapuchonné ; l’autre beau-frère, viticulteur imbibé, et sa femme nymphomane et bouddhiste… La réunion dominicale est ponctuée de verres vidés aussitôt que remplis (et vice-versa), de règlements de compte, de querelles, de rires plus ou moins gras et, surtout, de chansons.
Car les sept comédiens sont aussi des musiciens. Accompagnées par les messieurs au piano, à l’accordéon, à la guitare, à la clarinette, à la voix, ces dames (et aussi plusieurs de ces messieurs) s’en donnent à cœur joie en adaptant Luis Mariano, Gilbert Lafaille, Romain Bouteille, Roland Topor, Juliette (avec cette belle chanson, sur un texte désenchanté de Franck Giroud, qu’est justement L’Etoile rouge), pour finir, après les applaudissements et les saluts, par le fameux Quand je bois du vin clairet, a capella et avec imitations vocales d’instruments anciens. Il est question en musique d’amour, de politique, de vin, d’humour, de sexe, de nourriture, de la vie…
Parfois, dans ce genre de prestation, la musique l’emporte sur la comédie, ou la comédie l’emporte sur la musique. Ici, tout s’enchaîne naturellement, tout s’emboîte subtilement ; mise en place scénique et interprétation musicale se combinent avec précision, vivacité, entrain. La satire est mordante, les voix adéquates, les musiques bien choisies et bien rendues, le spectacle parfaitement monté, l’ensemble original et drôle. Il est d’ailleurs symptomatique que les spectateurs en redemandent, se disant que ce régal d’une heure et quart pourrait se poursuivre un peu plus longtemps. Mais chacun sait qu’il ne faut pas abuser des bonnes choses.

Jean-Pierre Longre
(janvier 2006)

www.mairie-villeurbanne.fr

pierredelorme.free.fr/actualitedetail.htm