de Gioachino Rossini
du 2 au 8 juillet 2001
Opéra national de Lyon / Odéon de Fouvière

( Nuits de Fourvière)

opéra en deux actes, 1816.
Livret de Cesare Sterbini.
En italien, surtitré en français


le 24 novembre 2001 à Roanne
les 28 et 29 novembre 2001 à Annecy
les 15 et 17 décembre 2001 à Chambéry
les 15 et 18 janvier 2002 à Lyon

Direction musicale Jacques Chalmeau
Mise en scène Claudia Stavisky

avec Svetlana Lifar, Arnaud Marzorati, Marcin Habela, Giovanni Botta, Maurizio Lo Piccolo, Stéphanie Loris, Jean-Michel Ankaoua.

orchestre et choeur de l'Opéra
Solistes de l'Opéra Studio

Après La Cenerentola, l'Opéra de Lyon joue à nouveau sur le goût du théâtre et le sens de la plaisanterie de Rossini avec Le Barbier de Séville, inspiré de la pièce de Beaumarchais.
Dès la célèbre ouverture (qui avait servi déjà deux fois au compositeur, une production de quarante opéras ne pouvant échapper aux négligences et aux redondances), l'orchestre fait ressentir cette urgence permanente, charme des opéras de Rossini, avec ses attaques mordantes et ses articulations brusques dans les airs instrumentaux.
Rossini a été marqué par les opéras mozartiens et donc, dans ce Barbier, s'enchaînent trios, airs, quatuors, bref une structure en mouvement qui s'émancipe des classifications rigides de l'opéra italien existant encore à l'orée du XIXème siècle. On remarque essentiellement lors de la générale, la mezzo-soprano Stevlana Lifar dont l'émotion transmise vocalement n'est jamais entravée par un excellent jeu théâtral. Arnaud Marzorati interprète également un barbier plein de joie de vivre et le rôle n'est pas évident à tenir pour un jeune baryton.
La mise en scène de Claudia Stavisky se centre sur le couple d'amoureux, peu sur l'Amour, et c'est tant mieux puisque Rossini lui-même pratique rarement l'effusion dans l'amour. Claudia Stavisky a également rendu compte de l'ambiguïté du personnage d'Almaviva, amoureux changeant d'identité sous des prétextes douteux, sans noblesse lorsqu'il donne une lettre de son amante à Bartolo pour obtenir sa confiance, et qui, lorsqu'il dévoile son identité pour se justifier, use de son pouvoir comme un fat. Stavisky a le sens du comique et l'a déjà montré lors de La Locandiera de Goldoni au théâtre des Célestins. On peut cependant lui reprocher de tirer cette comédie vers la farce ou l'opérette, ce que n'est certainement pas la musique de Rossini. Il n'est pas inutile de rappeler que ce compositeur, bien que détesté par Berlioz, a créé une forme nouvelle qui a dominé l'opéra italien durant un siècle.
Ce spectacle est néanmoins parfaitement adapté au Festival des Nuits de Fourvière, on en ressort diverti et léger. Rossini sera de nouveau joué à l'Opéra de Lyon dans une tragédie en français : Le siège de Corinthe, cet automne, du 1er au 16 octobre. On pourra alors vérifier que quel que soit le livret, la musique de Rossini est celle du bien-être, de la joie et de l'émotion et non celle de la facilité et de la routine.

Barbara Marmonier


"Pour Claudia Stavisky, la lumière et la joie populaire de l'oeuvre de Rossini évoquent irrésistiblemetn celles de son Buenos Aires natal. Pour préparer son spectacle, elle se souvient de son enfance dans la capitale argentine, de la vie fourmillante de son quartier ; du barbier qui, comme Figaro, en était le personnage central. (...) Le Barbier de Séville est représenté à Fourvière, mais à l'Odéon, cadre plus intime, plus concentré que le grand théâtre."

Opéra national de Lyon
place de la comédie, 69001 Lyon
location
04 72 00 45 45

Le site de l'Opéra

http://www.opera-lyon.org

Rossini

http://www.melomanie.com/rossini.htm

http://www.rossinioperafestival.it/

http://rick.stanford.edu/opera/Rossini/main.html

http://www.mnopera.org/barber_rossini.htm