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24 novembre 2001 à Roanne
les 28 et 29 novembre 2001 à Annecy
les 15 et 17 décembre 2001 à Chambéry
les 15 et 18 janvier 2002 à Lyon
Direction musicale
Jacques Chalmeau
Mise en scène Claudia Stavisky
avec Svetlana
Lifar, Arnaud Marzorati, Marcin Habela, Giovanni Botta, Maurizio
Lo Piccolo, Stéphanie Loris, Jean-Michel Ankaoua.
orchestre et choeur de l'Opéra
Solistes de l'Opéra Studio
Après La Cenerentola, l'Opéra de Lyon joue
à nouveau sur le goût du théâtre et le
sens de la plaisanterie de Rossini avec Le Barbier de Séville,
inspiré de la pièce de Beaumarchais.
Dès la célèbre ouverture (qui avait servi déjà
deux fois au compositeur, une production de quarante opéras
ne pouvant échapper aux négligences et aux redondances),
l'orchestre fait ressentir cette urgence permanente, charme des
opéras de Rossini, avec ses attaques mordantes et ses articulations
brusques dans les airs instrumentaux.
Rossini a été marqué par les opéras
mozartiens et donc, dans ce Barbier, s'enchaînent
trios, airs, quatuors, bref une structure en mouvement qui s'émancipe
des classifications rigides de l'opéra italien existant encore
à l'orée du XIXème siècle. On remarque
essentiellement lors de la générale, la mezzo-soprano
Stevlana Lifar dont l'émotion transmise vocalement
n'est jamais entravée par un excellent jeu théâtral.
Arnaud Marzorati interprète également un barbier
plein de joie de vivre et le rôle n'est pas évident
à tenir pour un jeune baryton.
La mise en scène de Claudia Stavisky se centre sur le couple
d'amoureux, peu sur l'Amour, et c'est tant mieux puisque Rossini
lui-même pratique rarement l'effusion dans l'amour. Claudia
Stavisky a également rendu compte de l'ambiguïté
du personnage d'Almaviva, amoureux changeant d'identité sous
des prétextes douteux, sans noblesse lorsqu'il donne une
lettre de son amante à Bartolo pour obtenir sa confiance,
et qui, lorsqu'il dévoile son identité pour se justifier,
use de son pouvoir comme un fat. Stavisky a le sens du comique et
l'a déjà montré lors de La
Locandiera de Goldoni au théâtre des Célestins.
On peut cependant lui reprocher de tirer cette comédie vers
la farce ou l'opérette, ce que n'est certainement pas la
musique de Rossini. Il n'est pas inutile de rappeler que ce compositeur,
bien que détesté par Berlioz, a créé
une forme nouvelle qui a dominé l'opéra italien durant
un siècle.
Ce spectacle est néanmoins parfaitement adapté au
Festival des Nuits de Fourvière, on en ressort diverti et
léger. Rossini sera de nouveau joué à l'Opéra
de Lyon dans une tragédie en français : Le siège
de Corinthe, cet automne, du 1er au 16 octobre. On pourra
alors vérifier que quel que soit le livret, la musique de
Rossini est celle du bien-être, de la joie et de l'émotion
et non celle de la facilité et de la routine.
Barbara
Marmonier
"Pour
Claudia Stavisky, la lumière et la joie populaire de l'oeuvre
de Rossini évoquent irrésistiblemetn celles de son
Buenos Aires natal. Pour préparer son spectacle, elle se
souvient de son enfance dans la capitale argentine, de la vie fourmillante
de son quartier ; du barbier qui, comme Figaro, en était
le personnage central. (...) Le Barbier de Séville est représenté
à Fourvière, mais à l'Odéon, cadre plus
intime, plus concentré que le grand théâtre."
Opéra
national de Lyon
place de la comédie, 69001 Lyon
location
04 72 00 45 45

Le
site de l'Opéra
http://www.opera-lyon.org
Rossini
http://www.melomanie.com/rossini.htm
http://www.rossinioperafestival.it/
http://rick.stanford.edu/opera/Rossini/main.html
http://www.mnopera.org/barber_rossini.htm
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