Ain't going down
(Fedora, 2000)

Ce deuxième album du chanteur/harmoniciste Arthur Williams, un moment accompagnateur de Big Bad Smitty, s'avère beaucoup plus abouti que son premier effort discographique Harpin'on (Fedora), sous produit manquant quelque peu de punch. Si vous cherchez la virtuosité, vous ne la trouverez pas ici, mais cet harmoniciste direct, puissant, à la voix aux raucités "Wolfienne", comparable à celle d'un Wild Child Butler, nous propose un blues de juke joint, crasseux, basique, prenant au plus au point. Bénéficiant d'une production adéquate pour ce genre de blues, et d'accompagnateurs voués à sa cause ( le légendaire batteur Sam Carr, l'efficace pianiste Bob Lhor, le robuste bassiste Charles Davis et le guitariste Jesse Hoggard aux tranchantes interventions), ses solos d'harmonicas frustres, juteux, donnent la chair de poule sur les swinguants poison ivy, mojo ain't working, les rugueux Arthur's blues, ain't goin'down où plane l'ombre d'Howlin'Wolf, l'instrumental slop the hogs reprenant peu ou proue la trame de my back scratcher (Frank Frost), ou encore sur l'obsédant c'mon baby à la rythmique infernale, qu'il chante à travers son micro prévu pour l'harmonica, renforçant ainsi l'intensité, la férocité d'un morceau à couper le souffle.

Une réelle jubilation que d'écouter ce CD des plus lown down, et rendons encore une fois hommage au label Fedora autant pour son travail d'investigation que de production. Dans un registre similaire, notons la sortie de l'album East St Louis (Black & Tan) de l'excellent chanteur Boo Boo Davis, honoré de la présence d'Arthur Williams au mieux de sa forme; deux CDs de blues cru à ne pas rater.

Régis

 




photos
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chronique
http://www.mnblues.com/cdreview/arthurwilliams-gb.html