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«
Apollinaire, mes enfants, Apollinaire n’est pas mort »
Blaise Cendrars,
racontant l’enterrement d’Apollinaire, proclamait en
ces termes l’immortalité du « flâneur des
deux rives » – et c’est cette immortalité
(artistique, s’entend) que se propose d’entretenir la
toute nouvelle revue qui, en une élogieuse sobriété,
a pour titre le simple nom du poète.
Tout ici
fournit matière à lecture et relecture. Placé
à juste titre sous l’égide et le parrainage
de Michel Décaudin, décédé en mars 2004,
ce premier numéro, élaboré par Jean Burgos,
Pierre Caizergues, Claude Debon, Daniel Delbreil et Etienne-Alain
Hubert, est composé de cinq rubriques : un dossier biographique
à suivre, la « saga des Kostrowitzky » que Michel
Décaudin laissa avant de disparaître et dont les numéros
suivants poursuivront la passionnante narration ; des études
d’Etienne-Alain Hubert et Claude Debon sur des inédits
prouvant bien qu’« Apollinaire n’a pas dit
son dernier mot », comme l’affirme Jean Burgos
dans son éditorial ; des « perspectives » précises
sur la bibliothèque de Guillaume Apollinaire (Pierre Caizergues»)
et sur « l’état actuel de la critique universitaire
» (Daniel Delbreil) ; enfin, des comptes rendus d’ouvrages
et des informations diverses.
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On pourrait
dire que ce numéro 1 met les choses en place ; mais
pas seulement : par sa tenue et sa teneur, il offre d’emblée
aux lecteurs d’Apollinaire (présents et futurs,
spécialistes et amateurs, étudiants et chercheurs)
des points de vue à la fois nouveaux et ouverts sur
les textes et leurs commentaires, et en appelle d’autres
à foison. De quoi entretenir le « beau navire
» de la mémoire et entonner sans cesse des
« chants d’universelle ivrognerie ».
Jean-Pierre
Longre
(avril 2007)
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Jean-Pierre
Longre enseigne la littérature contemporaine
à l’Université Jean Moulin Lyon 3. Auteur d’études
sur divers écrivains du XXe siècle, collaborateur
de revues, il a participé à la publication des romans
de Queneau dans la Bibliothèque
de la Pléiade, s’intéresse à la comparaison
des arts (littérature, musique,
peinture) et effectue des recherches sur les littératures
francophones (Roumanie et Belgique
en particulier). Derniers ouvrages parus : Raymond Queneau
en scènes (Presses Universitaires de Limoges,
2005) et Jean
Prévost aux avant-postes (Collectif,
avec William Marx, Les Impressions Nouvelles, 2006).

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