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Andromaque
pleurant Hector, 1778
de Jacques-Louis David
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Création
2003
Comédie de Valence
Edition
présentée, établie et annotée
par Georges Forrestier - Bibliothèque de la Pléiade
Collaborateur à la mise en scène
Laurent Hatat
Collaborateur artistique Yves Barbaut
Créatrice décors et costumes
Cécile Léna
Réalisation costumes
Patricia Depetiville
Création lumières et régie
Thierry Opigez
Création musicale et régie
Philippe Gordiani
Avec
Yves Barbaut
Philippe Delaigue
Juliette Delfau
Cédric Michel
Pauline Moulène
Anthony Poupard
Hélène Viviès
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La
troupe est à l’origine du projet de diptyque,
ANDROMAQUE et BERENICE mis en scène
par Philippe Delaigue : décision commune de travailler
sur l’alexandrin, sur Racine, puis volonté de
monter deux pièces pour satisfaire en rôles l’ensemble
des comédiens.
ANDROMAQUE et BERENICE, mis en scène
par Philippe Delaigue, est avant tout un projet collectif
de l’ensemble de l’équipe artistique de
la Comédie de Valence et Philippe Delaigue, en endossant
le costume de Pyrrhus, rejoint la troupe et accentue ce sens
du partage.
Andromaque
du 4 au 10 novembre 2004
Bérénice du 5 au 11
novembre 2004
Intégrale, samedi 6 novembre
voir
aussi Bérénice
(novembre 2003)
Théâtre
National Populaire
8 place Lazare-Goujon
69627 Villeurbanne Cedex
tél. location et billetterie
04 78 03 30 00
tournée
Liens
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À l’école
des tragiques
Connaissez-vous
Jean Racine ? Eh oui, c’est de théâtre classique
dont il est question ici, puisque la jeune troupe de la Comédie
de Valence et son metteur en scène Philippe Delaigue proposent
ensemble Andromaque et Bérénice, deux tragédies
majeures du plus grand dramaturge de langue française. Racine
voit ainsi ses pièces se confondre désormais dans
son Répertoire ; l’alexandrin coule à flots,
et, faut-il le souligner encore, on ne saurait se lasser d’apprécier
la richesse, la profondeur, la densité des textes...
Mais
nous touchons déjà là à un premier ennui
: tandis qu’Yves Barbaut (Phœnix ici, Arsace là)
et Philippe Delaigue (Pyrrhus, Paulin) se permettent des écarts
de tons et des accents moins académiques (ce qui ne manquera
pas de faire sourire le spectateur idiot), les cinq jeunes comédiens
de la troupe donnent à entendre un alexandrin scolaire, une
diction appliquée qu’ils combinent avec un débit
somme toute rapide ; pas le temps de s’ennuyer, donc, les
dialogues sont dynamisés, mais guère de temps non
plus pour savourer. Et ce n’est pas prescrire une lecture
lente et poussiéreuse respectant la métrique que de
reprocher le rythme soutenu de cette lecture humaine, qui écorche
le tragique (il s’agit de rapprocher les héros malmenés
de nous, humbles créatures auxquelles rien n’arrive
- “la Tragédie, c’est vous, c’est moi”,
dit Philippe Delaigue) : le spectacle perd dans cette émission
du Texte (d’ailleurs tronqué) un peu de sa cohérence.
Tendancieusement
plus humaine que tragique, la mise en scène est la même
pour les deux pièces, à peu de choses près.
Même s’il permet d’éclairer le parallèle
entre les couples Oreste/Hermione (Andromaque) et Titus/Bérénice,
ce choix est contestable : l’ampleur tragique d’Andromaque
perd dans cette mise en scène oscillant entre froideur dramatique
et sobre bienséance, qui réussit tout à fait
à l’histoire d’amour, plus simple, sans doute
plus humaine, de Bérénice. La vaste scène est
largement nue, habitée par une pénombre dont l’intense
mystère est accentué par les effets sonores soigneusement
placés ; quelques tabourets sur les côtés permettent
aux comédiens de s’asseoir dans l’attente de
leur scène (coulisses visibles, en quelque sorte, antichambre
qui réunit le comédien face à la pièce
en cours et le personnage face au destin en marche). Les costumes
s’inscrivent dans cette effort de sobriété,
de dépouillement scénique ; hélas, nullement
seyants, ces longues robes unies - à peu près identiques
pour tous les personnages - ne se sont pas du meilleur effet : sans
aller jusqu’à parler science-fiction, on peut regretter
les bras ballants des comédiens sur ces encombrements.
Si
Hélène Viviès incarne de manière irréprochable
Andromaque, c’est dans Bérénice que
le jeu des comédiens - trop jeunes pour la dureté
d’Andromaque ? - montre sa qualité. Cédric Michel
campe dans Andromaque un Oreste maladroit, aux airs puérils,
à l’enthousiasme naïf, presque ridicule, avant
d’étonner face aux “serpents qui sifflent
sur vos têtes” du dernier acte (réussi à
tous égards), puis plus encore dans Bérénice,
où il joue Titus ; Pauline Moulène parvient à
suivre avec justesse les différents mouvements de Bérénice.
Fraîchement sortis de l’ENSATT, ces jeunes comédiens
ont eu fort à faire pour respecter les déplacements,
peu nombreux et rudes, et les poses, nombreuses et marquées,
imposées par la mise en scène. Tout de même
une cure de jouvence pour la tragédie ? Mais c’est
une des leçons bien soulignées par Philippe Delaigue
dans Andromaque, tragédie des malheurs des fils
de la guerre de Troie (Oreste fils d’Agamemnon, Hermione fille
d’Hélène, Pyrrhus fils d’Achille), que
de montrer la difficulté, voire l’incapacité,
des enfants de héros à être égaux à
leurs aînés.
Nicolas
Cavaillès
(novembre 2004)
Nicolas
Cavaillès, spécialiste de l'œuvre
de Cioran, lié à la Roumanie et à sa littérature,
poursuit, après des études de lettres et de philosophie,
des recherches autour de l'écriture, des manuscrits et de
la création artistique (critique génétique).

tournée
2004-2005
Du
16 au 17 novembre 2004 : Auditorium de Saint-Raphaël
– 04 94 19 88 40
Du
19 au 20 novembre 2004 : Théâtre Fontblanche
– Vitrolles- 04 42 46 62 70
Du
23 au 24 novembre 2004 : Théâtre
de l’Olivier – Istres –04
42 55 24 77
Du
26 au 27 novembre 2004 : Théâtre de la Cigalière
– Sérignan – 04 67 26 43 93
Du
2 au 3 décembre 2004 : Théâtre de Villefranche-sur-Saône
– 04 74 65 15 40
Du
8 au 11 décembre 2004 : Le Granit – Scène
nationale de Belfort – 03 84 58 67 50
Du
14 au 17 décembre 2004 : L’Hippodrome –
Scène nationale de Douai – 03 27 99 66 60
Du
13 au 15 janvier 2005 : Comédie de Valence
– 04 75 78 41 71


http://www.tnp-villeurbanne.com
http://www.comedie-francaise.fr/biographies/racine.htm
http://abu.cnam.fr/BIB/auteurs/racinej.html
http://www.theatre-contemporain.net/cv/delaigue/default.asp

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